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Objets connectés: la vérité sur le rendez-vous manqué de Sigfox

·2 min de lecture

A la pointe des objets connectés il y a dix ans, la start-up française Sigfox n'a pas réussi à transformer l'essai. Dernière chance: revoir son modèle de distribution.

Quand, le 12 février 2014, l'avion présidentiel s'envole pour la Silicon Valley, fait partie des patrons qui accompagnent François Hollande. Cet ingénieur fort en gueule est l'un des pères fondateurs de l'IoT, l'Internet des objets. Il a lancé un réseau à bas débit sur lequel des objets peuvent communiquer et envoyer des messages. Emballée, la presse encense le "chaman des objets connectés", "l'homme qui vaudra un milliard"., le tour de table le plus important réalisé alors par une start-up française. L'entreprise toulousaine devient un porte-étendard de la French Tech.

Infrastructures maison

Sept ans plus tard, autre ambiance. En septembre 2020, Sigfox s'est séparé de 47 salariés, 10% de ses effectifs, dans le cadre d'un plan social. Le patron a été débarqué en février 2021, remplacé par Jeremy Prince, le président de la filiale américaine. Depuis trois ans, Sigfox ne communique plus son chiffre d'affaires - 60 millions d'euros en 2018 -, la société se contente d'afficher le nombre d'objets raccordés à son réseau: 18 millions, loin de l'ambition de connecter "un milliard d'objets en 2023". Quant à l'introduction en Bourse, il n'en est plus question.

Pour comprendre où en est Sigfox, il faut revenir à son histoire. Le pionnier français de l'IoT est né en 2010 pour promouvoir l'invention de Christophe Fourtet, l'autre fondateur. Surnommé le "Mozart de la radio", il a breveté une innovation révolutionnaire: des capteurs qui utilisent une fréquence radio pour envoyer des petits paquets de données sur de longues distances. Cela permet de relever un compteur ou localiser une palette une fois par jour. Ludovic Le Moan se lance alors dans un projet fou: couvrir la planète d'antennes pour créer un réseau mondial. La technologie est aujourd'hui déployée dans 75 pays sur une zone habitée par 1,3 milliard de personnes.

L'aventure a englouti des ressources considérables mais insuffisantes. "Il manquait 300 millions pour couvrir le monde entier", estime Ludovic Le Moan. Et elle [...]

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