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Il n'y a pas de sanctions efficaces sans menace militaire

SPUTNIK

Malgré la politique de répression économique, la Russie résiste bien. Pour éviter d'autres conflits, l'Occident a compris que cela ne saurait suffire.

Plus de six mois après le début de et la , la guerre des sanctions économiques ne fonctionne pas aussi bien qu'espéré. La moitié des 580 milliards de dollars de réserves de devises de la Russie est pourtant gelée; les Etats-Unis et bientôt l'Europe ne lui achètent plus de pétrole; les banques ont été coupées du système de paiement international; les entreprises ne peuvent pratiquement plus importer d'Occident; les oligarques ont leurs actifs saisis.

Outre qu'elles satisfont les opinions publiques occidentales, ces sanctions ont des objectifs stratégiques. A court terme, il s'agissait de provoquer en Russie une crise des liquidités qui tarirait le financement de la guerre. A plus long terme, l'idée est d'entraver les capacités de production et technologiques afin de décourager de s'attaquer à un autre pays. Et, au-delà, de dissuader tout pays d'intentions belliqueuses intempestives. Ces objectifs reflètent la nouvelle doctrine de la puissance occidentale.

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La suprématie américaine incontestée est passée, et le recours aux interventions militaires n'est plus guère envisagé après et . Les sanctions semblaient donc offrir une réponse en permettant à l'Occident d'exercer sa puissance en contrôlant les réseaux financiers et technologiques au cœur de l'économie du XXIe siècle. Leurs résultats? A un horizon de trois à cinq ans, son isolement des marchés occidentaux portera des coups très durs à la Russie.

En 2025, un avion sur cinq devrait être cloué au sol par manque de pièces de rechange. Les réseaux télécoms vont se dégrader. Et déjà, certains de ses citoyens les plus qualifiés préfèrent s'exiler. Cependant, pour l'instant, la Russie encaisse plutôt bien le choc. D'après le FMI, son PIB ne devrait se contracter que de 6% en 2022, loin des 15% prévus en mars. Les ventes de pétrole et de gaz généreront un excédent des comptes courants de 265 milliards de dollars cette année, le plus important au monde après la Chine. Et le systèm[...]

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