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Nucléaire: priorité doit être donnée à la culture de sûreté, que l’on soit exploitant d’installations ou au gouvernement

·2 min de lecture

Après les catastrophes de Fukushima, Tchernobyl, Three Mile Island… les experts du nucléaire ont dû revoir leur copie technique et organisationnelle pour éviter au maximum de nouveaux accidents majeurs. Le rapport de l’IRSN "Éléments de sûreté nucléaire – Les réacteurs à eau sous pression", expose en 1.200 pages l’état des connaissances et des recherches en matière de sûreté concernant les réacteurs qui équipent les centrales françaises. Quelque 50 experts de l’IRSN, ASN, EDF… ont planché depuis sept ans pour faire le point.

Un conseil, ne pas se rendre à la page 459 de ce rapport qui en compte 1200, si on a tendance à voir la bouteille à moitié vide. On y lit entre autres que "des défauts des images de conduite informatisées […]" ont contribué à ce qu’une anomalie ne soit pas détectée "durant un mois" en 2010 sur un réacteur de la centrale de Civaux (Vienne, région Nouvelle Aquitaine), l’un des 56 réacteurs nucléaires des 19 centrales françaises. Tout adepte de la bouteille à moitié pleine, en revanche, se dira que l’incident – une "défaillance de la surveillance du système de protection contre l’incendie des transformateurs auxiliaires" - n’a pas eu de conséquence et a même conduit à une amélioration des systèmes dans la salle de commande... Une seule chose est d’évidence, à la lecture du rapport « Éléments de sûreté nucléaire. Les réacteurs à eau sous pression » (1), coordonné par Jean Couturier, conseiller scientifique (2) à : l’extrême complexité du domaine.

Cette somme qui "intègre l’histoire de quarante années d’évolution" de la sûreté, et tout particulièrement celle concernant les REP (réacteurs à eau sous pression, ou pressurisée, donc) en fonctionnement aujourd’hui en France, révèle à quel point les responsables du nucléaire sont condamnés à ne jamais relâcher leur attention. Attention nécessaire, mais sera-t-elle suffisante ? Faudra-t-il de nouvelles catastrophes pour encore l’améliorer ? (Etats-Unis, 1979), (URSS, 1986), Fukushima (Japon, 2011), l’alerte à (France, 1999) dans une moindre mesure, en auront décillé beaucoup.

"Noyau dur"

Rappelons que dans les années 1970, la possibilité même d’un accident majeur (fusion de cœur de réacteur, brèches dans les cuves, bâtiments, piscines etc., dissémination de substances radioactives…) était niée par de hauts responsables (3). Devant la perspective d’avoir à évacuer des dizaines ou centaines de milliers de citoyens, les ingénieurs et responsables de sûreté ont gagné depuis de nombreux galons face à ceux de la production d’élect[...]

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