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Nucléaire: le noyau de la discorde entre la France et l'Allemagne à l'UE

·2 min de lecture

Dans le débat sur le nucléaire, la France engrange des points face à l'Allemagne, qui ne dispose plus désormais d'assez de voix à l'Union européenne pour empêcher les centrales d'être qualifiées de technologie verte.

Jean Monnet, père fondateur de l'Union européenne, disait: "L'atome pacifique doit être le fer de lance de l'unification de l'Europe." En 1957, la signature du traité de Rome s'est accompagnée de la création d'un organisme, Euratom, destiné à superviser le développement de l'énergie nucléaire sur le continent. Si cette énergie a autrefois été source d'unité européenne, elle sème aujourd'hui la discorde. Sur les 27 membres de l'Union, seuls 13 produisent de l'électricité d'origine nucléaire. Certains l'ont interdite. Et sur cette question, les deux poids lourds européens, France et Allemagne, sont sur des positions diamétralement opposées. Alors que la France produit 70% de son électricité via des réacteurs nucléaires, l'Allemagne s'est engagée à fermer toutes ses centrales dès 2022. Pour Paris, l'atome a un glorieux avenir. Pour Berlin, il appartient à un passé malsain.

Dans ce débat, l'Allemagne risque de se retrouver du côté des perdants. Lorsque, à la suite du désastre de Fukushima en 2011, Angela Merkel décide de sortir du nucléaire en moins d'une décennie, plusieurs pays, de la Belgique à la Bulgarie, lui emboîtent le pas. Mais depuis, les opinions ont changé. L'Allemagne sait qu'elle ne dispose pas d'assez de voix à Bruxelles pour empêcher . L'Autriche et le Luxembourg feraient sans doute cause commune avec elle, mais ils seraient à peu près les seuls. La France, en revanche, est en train d'acquérir un poids croissant. Le regain d'amour de l'Europe pour le nucléaire n'est qu'un exemple des nombreux débats qui vont dans le sens des Français.

L'UE de plus en plus homogène

Sur presque tous les sujets, depuis la politique industrielle, sur laquelle Bruxelles fait désormais montre d'un dirigisme enthousiaste, jusqu'à la vigoureuse rhétorique en matière de politique étrangère, l'Union parle français. Les points marqués par Paris dans le débat sur l'atome sont emblématiques. Les membres de la Commission européenne savent que la question est avant tout politique. Ils[...]

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