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Nucléaire: EDF s'accroche et cherche la bonne formule

·2 min de lecture

L'atome, qui a fait la fierté du groupe public, est aujourd'hui sa plaie. Pour autant, l'électricien ne compte pas l'abandonner.

Marquer les esprits en dramatisant son propos. Tel était le but de Jean-Bernard Lévy face aux sénateurs et députés qui l'auditionnaient le 10 février dernier. « Aujourd'hui EDF est menacée de déclassement », a dit le PDG. Le risque de dégradation de l'électricien tient en grande partie au nucléaire. Cette énergie qui assure l'indépendance énergétique du pays et permet aux Français de bénéficier d'une des électricités les moins chères d'Europe a longtemps fait la fierté d'EDF. Elle est aujourd'hui le révélateur de ses difficultés à l'image des réacteurs de troisième génération EPR qu'il peine à construire. Celui de Fla-manville accuse dix ans de retard et 15 milliards d'euros de surcoûts. Celui d'Hinkley Point en Grande-Bretagne a provoqué un psychodrame en interne conduisant le directeur financier à démissionner.

Un marché chamboulé

Aujourd'hui, c'est la crise sanitaire qui malmène le parc nucléaire. Les arrêts de maintenance des réacteurs ayant dû être différés, la production d'EDF a plongé de 12 % l'an dernier, atteignant son plus bas niveau depuis presque trente ans. L'excédent brut d'exploitation a été amputé de 700 millions d'euros.

Le Covid n'est pourtant que la face émergée de l'iceberg. C'est le chamboulement du marché de l'électricité qui explique les déconvenues d'EDF dans l'atome. Quand, après la crise pétrolière de 1973, le groupe construit 58 réacteurs en une vingtaine d'années, il est un monopole au statut d'établissement public. A l'époque, l'engagement politique est fort, l'Autorité de sûreté nucléaire moins tatillonne, la technologie des réacteurs (Westinghouse) maîtrisée. En 2004, EDF devient une société anonyme détenue majoritairement (84 %) par l'Etat. Trois ans plus tard, la Commission européenne ordonne l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité. Mais les discussions achoppent sur le nucléaire. En 2011, Paris s'accorde avec Bruxelles sur un mécanisme appelé Arenh (accès régulé à l'électricité nucléaire historique) qui permet aux él[...]

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