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Nucléaire: 10 ans après Fukushima, le Japon réactive l'atome

·2 min de lecture

Consommateur d'énergie atomique et acteur engagé dans la filière, l'Archipel a soutenu l'essor des renouvelables après Fukushima. Mais il a besoin du nucléaire pour l'objectif « zéro carbone » d'ici à 2050.

Toujours y penser, n'en parler jamais : la devise devrait figurer au fronton des acteurs du nucléaire nippon. A bas bruit, cette source embrassée après-guerre par l'Archipel progresse lentement mais inexorablement dans le mix énergétique. Malgré Fukushima, la pire catastrophe nucléaire de ce jeune siècle. Le 10 mars 2011, le Japon était encore simultanément un consommateur et un acteur majeur, et prometteur, de la filière nucléaire. A l'image de la France et de la Corée du Sud. Consommateur car, dans son mix énergétique, l'atome occupait une place de choix : 25,1 % du total en 2010 (voir graphique). Le nucléaire avait été choisi après-guerre sans états d'âme, malgré le feu atomique qui avait ravagé Hiroshima et Nagasaki, les industries fossiles présentant toutes plus d'inconvénients d'indépendance et de coût. Depuis le protocole de Kyoto en 1997 et la montée des préoccupations environnementales, l'énergie nucléaire s'était même parée de nouveaux atours grâce à sa quasi-absence d'émissions de carbone. Dans les plans stratégiques parus en 2010 du METI, le ministère de l'Industrie, une forme d'énergie devait progresser : le nucléaire.

Neuf centrales en activité

Le Japon était aussi un acteur engagé dans la croissance mondiale de l'énergie atomique : ses immenses conglomérats industriels - Hitachi, Toshiba et Mitsubishi - avaient investi dans cette filière avec la bénédiction de l'Etat, qui y pressentait un potentiel d'exportation.

Le 11 mars 2011 à 14 h 46, dans les six minutes que dura la secousse de Fukushima, ce contexte favorable prit fin aussi brutalement que si un dieu avait appuyé sur un interrupteur. Côté filière, les industriels nippons ont vite remisé leurs ambitions. « Vous imaginez pire, comme publicité, que Fukushima pour le nucléaire japonais ? », s'interrogeait à l'époque à voix haute Anne Lauvergeon, alors patronne d'Areva, devant des journalistes à Tokyo. Côté production d'électricité, le Japon a mis à l'arrêt son parc de 57 centrales sine die dans les[...]

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