La nouvelle vie de Benoît Hamon: défendre l'intégration des réfugiés en entreprise

Sabine Syfuss-Arnaud

L’ex-politicien Benoît Hamon dirige l’ONG Singa. "Charte de l’inclusion des personnes réfugiées et exilées en entreprise" en main, il milite pour qu’exilés et migrants soient intégrés en entreprise. Rencontre.

"Si tous les riches qui lisent votre numéro d’été sur les deviennent nos mécènes, ça va être formidable!" Ex-ministre, ex-député, ex-candidat socialiste à la présidence de la République, partisan du revenu universel, évolue désormais dans l’humanitaire. Mi-septembre cela fera un an qu’il a quitté la politique pour devenir directeur général de l’ONG , spécialisée dans l’intégration économique des migrants. "Je préfère l'expression 'nouveaux arrivants', plus positive", glisse celui qui, sur , se présente comme "CEO", "car, justifie-t-il, beaucoup de financiers sont anglo-saxons."

En ce matin d’été, il a organisé un petit déjeuner dans un café du 11e arrondissement de Paris, "au Petit Panisse", à un jet de pierre du siège de Singa. Accompagné de Guillaume Capelle, co-fondateur et directeur de la stratégie et du développement de l'ONG et de Myriam Nouicer, directrice de la communication, il est là pour vendre "la charte de l’inclusion des personnes réfugiées et exilées en entreprise", que son organisation a rendue publique quelques jours plus tôt, assortie d’une cinquantaine de signatures, dont celles de grands groupes comme L’Oréal, Accor, Adecco, Generali, Pierre et Vacances, ou Danone. En cette période de pénurie de main-d'œuvre, où tant de secteurs ont besoin de bras et de cerveaux, "les nouveaux arrivants ont des talents et des compétences à offrir", martèle le DG, soulignant que "cette charte n’est pas un texte de plus sur les réfugiés. C’est un engagement qui implique des actions concrètes, comme un système d’embauche plus ouvert, une plus grande inclusion dans les équipes, l’accroissement de l’employabilité."

Les migrations: élément pérenne de nos sociétés

Pour lui, les enjeux sont d’autant plus cruciaux que "les migrations ont changé d’échelle, elles sont devenues un élément pérenne, structurant de nos sociétés et plus seulement un phénomène qui se révèle à l’occasion de crises". D’après les Nations Unies, 80 millions de personnes dans le monde vivraient aujou[...]

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