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La nouvelle direction générale de Nissan approuvée sur fond de crise

Les actionnaires réclament des résultats à la nouvelle direction alors qu'au troisième trimestre, le résultat net de Nissan a glissé dans le rouge à hauteur de 26,1 milliards de yens (-218,4 millions d'euros), contre un gain de 70,4 milliards de yens un an plus tôt.

Ce fut une assemblée générale mouvementée. La nouvelle direction du constructeur d'automobile japonais Nissan a été approuvée mardi 18 février lors d'une réunion extraordinaire des actionnaires, très remontés face à la détérioration des résultats de ce fleuron du secteur. Nissan est aux abois depuis l'arrestation et l'inculpation fin 2018 de Carlos Ghosn qui menait l'entreprise depuis près de 20 ans. La longue séance de plus de 2h40 minutes qui s'est tenue au siège du groupe à Yokohama en banlieue de Tokyo.

Retransmise sur le site internet de Nissan, elle est censée valider le début d'une nouvelle ère, mais les actionnaires sont échaudés. Ils ont néanmoins approuvé la nomination de quatre nouveaux membres du conseil d'administration, dont le nouveau directeur général Makoto Uchida. Les autres sont le nouveau directeur opérationnel, Ashwani Gupta, transfuge de Mitsubishi Motors, un adjoint du directeur général, Hideyuki Sakamoto, et un administrateur de Renault, Pierre Fleuriot, siégeant comme membre externe.

Volée de critiques

Renault, actionnaire de Nissan à hauteur de 43%, a apporté un vote positif aux résolutions qui mettent également fin officiellement aux mandats d'administrateurs du précédent directeur général, Hiroto Saikawa, et d'un autre ex-pilier, Yasuhiro Yamauchi. "Une amélioration tangible [de la situation du constructeur] se fait attendre alors que Nissan doit maintenir un haut niveau de dépenses en recherche et développement", souligne l'analyste Tatsuo Yoshida, de Bloomberg Intelligence. C'est la mission de Makoto Uchida.

Il avait été nommé après le départ fracassant d'Hiroto Saikawa en septembre, ce dernier ayant été rattrapé par une affaire de primes perçues en excès du temps où Carlos Ghosn était aux commandes. Alors que le constructeur a encore abaissé la semaine dernière ses prévisions 2019/20, face à une chute plus forte que prévu de ses ventes au troisième trimestre, Makoto

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