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Nouveau recul des actions malgré le dynamisme de l'emploi US

·5 min de lecture
LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN BAISSE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge vendredi, les chiffres meilleurs qu'attendu de l'emploi aux Etats-Unis n'ayant pas suffi à apaiser les craintes liées à la remontée des rendements obligataires.

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un repli de 0,82% (48 points) à 5.782,65 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,97% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,31%.

L'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,95%, le FTSEurofirst 300 0,76% et le Stoxx 600 0,78%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street avait effacé ses gains initiaux pour s'enfoncer de nouveau en territoire négatif: le Dow Jones perdait 0,14%, le Standard & Poor's 500 0,54% et le Nasdaq Composite plus de 2%. Ce dernier confirmait ainsi son retour en zone de correction, c'est à dire plus de 10% en dessous de son record de clôture du 12 février.

L'économie américaine a créé 379.000 emplois non-agricoles en février selon le rapport mensuel du département du Travail, un chiffre plus de deux fois supérieur au consensus Reuters (182.000), et le taux de chômage officiel enregistre une baisse inattendue à 6,2%.

Cette bonne surprise ravive les espoirs de reprise économique sur fond de montée en puissance de la vaccination contre le coronavirus mais elle est susceptible d'alimenter les craintes d'un retour de l'inflation et favorise donc la hausse des rendements obligataires, préoccupation numéro un du moment sur les marchés.

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, le plus sensible à cette tendance depuis plusieurs semaines, est ainsi remonté à 1,625%, au plus haut depuis le 13 février 2020, avant de revenir sous 1,57% au moment de la clôture en Europe.

Il amplifie ainsi la hausse entamée la veille après les déclarations de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, laissant entendre que celle-ci ne modifierait pas sa stratégie malgré l'évolution actuelle des prix à la consommation et des taux de marché.

"La Fed dit que l'inflation pourrait être temporaire mais il est possible que ce que dit la Fed soit remis en cause. Et c'est ce que nous dit le marché obligataire", explique Peter Cardillo, chef économiste de Spartan Capital Securities à New York.

Sur l'ensemble de la semaine, le Stoxx 600 a gagné 0,91% et le CAC 40 1,39% alors que le S&P-500 accuse pour l'instant une baisse de 1,63%.

VALEURS

Le repli sectoriel le plus marqué du jour en Europe est pour le compartiment du transport et des loisirs, dont l'indice Stoxx a cédé 3,95%, les compagnies aériennes et maritimes souffrant de la hausse du prix du pétrole.

Le compartiment des services financiers (-2,47%) a quant lui été plombé par la chute de 14,38% de London Stock Exchange Group, dont les résultats et les prévisions ont déçu.

A la hausse, les bancaires ont profité de la hausse des rendements obligataires, favorable à l'amélioration de leurs marges de crédit: leur indice Stoxx a pris 1,02% et à Paris, Crédit agricole et Société générale ont gagné respectivement 0,87% et 0,57%.

A WALL STREET

Sur les marchés d'actions américains, le secteur de l'énergie (+1,46%) limitait le repli des grands indices mais ne suffisait pas à compenser le recul des valeurs de la consommation non-contrainte (-2,75%), de l'immobilier (-1,05%) et des technologiques (-0,90%).

LES INDICATEURS DU JOUR

En Europe, les commandes à l'industrie en Allemagne ont dépassé les attentes en janvier avec une hausse de 1,4% en données ajustées des variations saisonnières.

Aux Etats-Unis, parallèlement aux chiffres de l'emploi, ceux du commerce extérieur pour janvier montrent un creusement du déficit commercial à 68,2 milliards de dollars, légèrement plus qu'attendu, les importations ayant inscrit un record et augmenté plus que les exportations.

CHANGES

La croissance soutenue de l'emploi et la remontée des rendements aux Etats-Unis profitent logiquement au dollar, qui s'apprécie de 0,39% face à un panier de devises de référence, au plus haut depuis fin novembre.

L'euro retombe ainsi autour de 1,1915 dollar (-0,49%) et se dirige vers une baisse de plus de 1,3% sur l'ensemble de la semaine, sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis fin octobre.

TAUX

La hausse des rendements aux Etats-Unis a favorisé un mouvement similaire sur le marché européen, même s'il y reste moins marqué en raison de la divergence des trajectoires économiques entre les deux régions et de la proximité de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi prochain.

Le rendement du Bund allemand à dix ans est ainsi monté à -0,273% juste après la publications des statistiques de l'emploi américain mais il est retombé à -0,303% en fin de séance. Il accuse une baisse de près de cinq points de base sur la semaine, alors que le dix ans américain s'achemine vers un bond d'une dizaine de points.

PÉTROLE

Le rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis n'a fait qu'amplifier la hausse du marché pétrolier, qui profite surtout de la décision de l'Opep+ de prolonger l'encadrement de sa production.

Le Brent gagne 3,42% à 69,02 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 3,18% à 65,86 dollars. Le Brent a atteint son plus haut niveau depuis janvier 2020, le WTI depuis avril 2019.

(Marc Angrand)