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Un nouveau dirigeant pour Getlink

Tout un symbole : au moment où le Royaume-Uni sort officiellement de l’Union européenne, Jacques Gounon, l’emblématique PDG de l’opérateur du tunnel sous la Manche, prend du champ. À compter du 1er juillet prochain, il deviendra président non exécutif du conseil d’administration.

C’est Yann Leriche qui sera directeur général de Getlink à cette date. Né en 1973, ce polytechnicien et diplômé de l’Ecole des Ponts et Chaussées dirige depuis 2017 les activités du groupe de transport Transdev (ex-filiale de Veolia) en Amérique du Nord.

Cette dissociation des fonctions s’inscrit «dans le cadre des meilleures pratiques du gouvernement d’entreprise», selon le groupe. Elle a été décidée en 2018, en même temps que le passage de 11 à 15 administrateurs.

Le sauveur d'Eurotunnel

Jacques Gounon, qui dirige l’ex-Eurotunnel depuis 15 ans, restera comme celui qui a sauvé le groupe de la faillite, estime Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) et administrateur référent de Getlink.

Son grand mérite est d’avoir normalisé une entreprise synonyme de gouffre financier et de cauchemar pour les actionnaires individuels.

En dix ans, le chiffre d’affaires de Getlink a progressé de près de 70% pour dépasser le milliard d’euros. Parallèlement, tous les indicateurs de profitabilité ont décollé. Le résultat net qui était positif à hauteur de 1 million d’euros en 2007 devrait dépasser les 130 millions en 2019, malgré l’impact négatif du Brexit sur le groupe.

Getlink dégage des flux de trésorerie suffisamment copieux pour faire face à ses investissements, assurer le service d’une dette toujours imposante (plus de 4 milliards d’euros) et verser un dividende en hausse régulière depuis 2010.  

L’action a progressé de 126% en dix ans et la capitalisation boursière du groupe approche aujourd’hui les 9 milliards Cliquez ici pour lire la suite