Nos coûts salariaux jouent contre l’emploi

Les charges sociales étouffent les marges de nos PME. Les réduire leur permettrait d’investir dans la montée en gamme…

Ce n’est pas tout, mais c’est tout sauf rien.» Interrogé sur le coût du travail lors de sa conférence de presse, le 13 novembre dernier, François Hollande s’en est sorti avec cette pirouette. «Elle est un peu facile, mais elle résume bien le problème», commente Christian Parisot, chez Aurel BGC. Sans doute la spécialisation de nos PME sur le moyen de gamme et l’effondrement de leur taux de marge sont-ils pour beaucoup dans l’effritement de notre compétitivité. Mais, les chiffres ci-contre le confirment, les frais de personnel, en effet plus élevés chez nous que chez nos voisins, ont également leur part de responsabilité.

Voilà pourquoi François Hollande a fini par accepter de mettre en place un crédit d’impôt pour les alléger. Certes, la baisse de 20 milliards d’euros accordée en trois ans pour tous les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le Smic ne permettra pas de réduire significativement le prix de nos produits – de 1 à 3% dans le meilleur des cas. Pour battre au jeu des étiquettes nos concurrents chinois ou italiens, il en aurait fallu bien plus. Mais, contrairement à ce qu’on croit souvent, là n’était pas le but de la manœuvre. «Toute l’opération consiste à redonner des marges aux entreprises, afin qu’elles puissent se remettre à investir dans la recherche et la montée en gamme», décrypte Patrick Artus, de Natixis. Cela suffira-t-il à sortir notre pays de l’ornière ? Probablement pas. Mais c’est un début…

Depuis dix ans, notre coût du travail augmente plus vite qu'en Allemagne...

Source : Natixis

... mais les salaires restent proches du niveau allemand dans ...

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