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Nigeria: le procès du leader indépendantiste biafrais Nnamdi Kanu ajourné au 10 novembre

·2 min de lecture

Le procès du leader séparatiste biafrais Nnamdi Kanu a été ajourné au 10 novembre, à la demande de l'accusation, jeudi 21 octobre. L'audience a été suspendue peu de temps après son ouverture dans la matinée à la Haute cour fédérale d'Abuja. Nnamdi Kanu, qui n'a pas été vu en public depuis son arrestation à l'étranger en juin, est arrivé au tribunal sous une forte présence sécuritaire.

Nnamdi Kanu, le chef du Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob), est accusé de « terrorisme » et de « trahison ». Vêtu tout de blanc, le regard grave, le leader séparatiste a plaidé non coupable de toutes les accusations contre lui face à la juge Binta Nyako. Des accusations alourdies lundi, passant de quatre à sept charges, rapporte Ishiaka Adegboye à Abuja.

Dans un recours déposé par ses avocats, Kanu a remis en cause la compétence de la Haute cour du pays pour juger son affaire, ainsi que la validité de la procédure. Il a dénoncé ce qu'il qualifie d'« enlèvement » à l'étranger – peut-être au Kenya – sans passer par une extradition classique. L'homme, qui était en fuite depuis quatre ans et qui milite pour la sécession du sud-est du Nigeria, a contesté sa mise en cause pour « trahison ».

Nnamdi Kanu compte de nombreux soutiens dans le sud-est du Nigeria

L'accusation a demandé du temps pour examiner ce recours, ce qui explique le report ce jeudi. Le procès avait déjà été repoussé en juillet dernier. Et pour cette deuxième tentative, un dispositif sécuritaire important a été déployé. L'accès à la salle d'audience a notamment été bloqué aux journalistes.

Pour le gouvernement nigérian, l'unité nationale est l'enjeu de ce procès, au moment où le sud-est, mais aussi le sud-ouest du pays font face à une résurgence des velléités indépendantistes. Il s'agit de l'un des nombreux défis auxquels le président Muhammadu Buhari est confronté avant la fin de son mandat, en 2023.

La défense, de son côté, demande la remise en liberté de son client et l'annulation de toutes les charges contre Nnamdi Kanu. La Haute cour fédérale a, en revanche, rejeté la demande de ses avocats pour son transfert d'une prison à sécurité maximale vers une prison normale.

Le mouvement sécessioniste Ipob avait lui appelé à une journée « ville morte ». Elle a été très suivie dans les capitales des cinq États du sud-est, acquis à la cause de Nnamdi Kanu.

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