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Niger: la coupure d’internet, un impact dangereux pour l’économie

·2 min de lecture

Au Niger, le réseau internet a été coupé par les opérateurs téléphoniques le 24 février, au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l'élection présidentielle. Des organisations de la société civile et l'association des jeunes avocats du Niger ont lancé cette semaine des actions en justice pour demander le retour du réseau. Aujourd'hui, si le réseau est revenu, les inquiétudes demeurent.

Chaïbou Tchombiano est le secrétaire général du syndicat des commerçants importateurs et exportateurs du Niger. Lui-même fait commerce de denrées alimentaires. Alors que le ramadan approche, il ne pouvait pas entrer en contact avec ses fournisseurs, sa banque ou ses clients. Comme tout le monde, Chaïbou Tchombiano s'est débrouillé face à la dernière coupure du réseau internet :

« Les gens se déplacent vers les grands hôtels. Or, dans ces hôtels à quatre ou cinq étoiles, pour avoir une connexion, il faut être un client résident. Vous devez prendre une chambre pour qu’on vous accorde une connexion. Il y a des chambres à 74 000 francs ! Mais va-t-on continuer à prendre des chambres pour 74 000 francs pendant 30 jours, ou pour je ne sais pas combien de temps ? »

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« Le manque d’internet joue aussi gravement que le Covid-19 »

La suspension d'Internet de ces derniers jours a complètement rompu les circuits bancaires ou de transferts d'argent. Pour Adolphe Sagbo, président de la Fédération patronale du Niger, cette situation a été catastrophique :

« Beaucoup de banques sont fermées car les agences n’ont pas de connexion. Les paiements, les transferts que l’on faisait avant… beaucoup sont bloqués. Donc, maintenant, on prend le risque d’envoyer de l’argent physiquement. Vous voyez ce que ça donne… Ça joue beaucoup sur l’économie. Le manque d’internet joue aussi gravement que la pandémie de Covid-19. »

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