Nicolas Sarkozy raccroche : vive la retraite à 62 ans !

Battu à plates coutures, l'ancien président de la République a pris congé de la politique. Perdre plus pour vivre plus ?

Cette fois, c’est la der des der. Le Monte Christo de la politique française est définitivement renvoyé à sa pré-retraite de conférencier international. La défaite est cinglante. Sans appel. Dépassé par son ennemi intime Alain Juppé (28,1%), Nicolas Sarkozy (21,4%) est surclassé par son ancien "collaborateur" François Fillon (44%) qui récolte deux fois plus de suffrages que lui. Une déculottée !

Comme à un pot de départ, Nicolas Sarkozy a prononcé son dernier discours public. Il a chaleureusement remercié son équipe et son entourage. "Je ne suis pas parvenu à convaincre une majorité d’électeurs", a-t-il sobrement constaté. Défait, l’ancien président s’est montré beau joueur : "Je veux féliciter François Fillon et Alain Juppé". Mais l’animal politique, à l’heure des dernières consignes, a donné sa bénédiction à son ancien Premier ministre :

"François Fillon me paraît avoir le mieux compris les défis qui se posent à la France. Je voterai pour lui au second tour."

Que va-t-il devenir ? Il se consacrera à sa famille bien méritante de l’avoir supporté, et opte résolument pour "une vie avec plus de passions privées et moins de passion publiques."

Pour ses adieux à la scène, Sarkozy a même remercié les journalistes à qui il dit avoir "imposé tant de sacrifices". "Je suis comme ça, je ne change pas. Je n’ai aucune amertume, aucune tristesse…" Emu pourtant, Sarkozy est apparu presque soulagé de l’issue…

Cette déroute, sans doute, l’a-t-il vu venir. Sa tentative pour faire "mieux que Giscard d’Estaing" (...) Lire la suite sur Le Nouvel Observateur