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Nicolas Sarkozy, multirécidiviste

·2 min de lecture

ÉDITO - Fraîchement condamné, Nicolas Sarkozy se pavane dans les séances de signatures pour son nouveau livre dénonçant, à qui veut l'entendre, une "injustice". Pourtant, l'ancien président n'en est pas à ses premiers déboires avec la justice.

Comme si de rien n'était, ce premier week-end d'octobre, Nicolas Sarkozy se livre à une séance de signatures pour son nouveau livre, Promenades (éd. Herscher). En dépit de sa condamnation à de la prison ferme, quelques jours auparavant, les fans se pressent par centaines. L'ex-président est en terrain conquis, dans le XVIe arrondissement de Paris. Droit dans ses bottes, il considère que cette décision de justice pour financement illégal de sa campagne est une « injustice », que « le droit a été bafoué », qu'il a été victime d'une « justice d'atmosphère ». Il est normal qu'il conteste, qu'il fasse appel, mais une telle attitude, pleine de morgue, interpelle. En 2012, lors de sa campagne,l. Il ne pouvait pas ne pas en être conscient. Cela crevait l'écran.

Ainsi, à quelques jours du premier tour, les deux favoris donnaient un meeting.

, François Hollande à Vincennes. D'un côté : estrade impeccable, écrans géants, parterres de fleurs, profusion de banderoles et de bannières… Le décor offre aux caméras des images spectaculaires. De l'autre : fanions disparates, foule dispersée, fils de sono qui traînent… Deux mondes. Deux budgets.

Nicolas Sarkozy, coutumier des coups de force, n'est pas le seul à s'être affranchi des règles édictées par le législateur pour éviter les dérives à l'américaine. En 1995, Jacques Chirac comme Edouard Balladur avaient allègrement dépassé les plafonds. Mais, à l'époque, régnait encore une sorte d'omerta. Il est heureux qu'aujourd'hui le non-respect des règles destinées à protéger la démocratie soit sanctionné. Sinon, que deviendrait la France ?

Récidiviste

Le pays des Lumières et des droits de l'homme s'abaisserait au niveau des terres de non-droit où des puissants s'affranchissent de toute obligation et règnent indûment. En réalité, le 2 octobre dernier, Nicolas Sarkozy crânait sans doute.

Car, il le sait, ses ennuis judiciaires à répétition (, financement libyen, affaire des écoutes, des sondages, contrats russes), même s'ils n'ont pas tous do[...]

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