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Nicolas Dupont-Aignan : "Le ruissellement des richesses dont rêve Macron, ça ne fonctionnera jamais !"

Capital : Quel est votre point de vue sur les quotas d’immigration par secteurs d’activité qu’Emmanuel Macron souhaite mettre en place ?

Nicolas Dupont-Aignan : L’idée des quotas d'immigration, je n’y suis pas hostile à la base. J’étais d’ailleurs favorable à leur établissement par nationalité, que Nicolas Sarkozy avait voulu mettre en place. Mais les quotas “à la Macron” (par secteur d’activité, ndlr) qui servent en réalité à régulariser les migrants et soulager les branches professionnelles en tension, je suis contre. Plutôt que de former les jeunes qui sortent nombreux du système scolaire sans emploi ni qualification, on préfère faire appel à des étrangers... pour ensuite les traiter comme des esclaves ? C’est scandaleux !

Les quotas d'immigration ? Une solution de facilité !

Selon moi, les quotas ne sont rien d'autre qu'une solution de facilité : qu’on ne vienne pas me dire qu’en France, la main-d’oeuvre n’existe pas ! Des jeunes, des chômeurs ou des seniors qui galèrent et refusent quand même d'exercer certains métiers, je n’en connais pas ! En revanche, il faut mieux payer les gens, c’est la clé de la motivation au travail. Et ça, ça implique de baisser les charges des entreprises.

Capital : Vous êtes donc sur la même ligne qu’Emmanuel Macron, qui baisse l’impôt sur les sociétés et la fiscalité des plus riches via la suppression de l'impôt sur la fortune ?

Nicolas Dupont-Aignan : Non ! On a bien vu que le ruissellement, ça ne fonctionne pas ! Pour une raison très simple : dans une économie totalement ouverte au monde, on ne baissera jamais assez les charges pour arriver au niveau des pays où le coût du travail est très faible. Par ailleurs, la France ne peut plus se permettre d’accorder des milliards d'euros d’exonération fiscale à des entreprises, qui vont délocaliser ensuite ! Pour moi, le secret du redressement de l’économie et de l’industrie française, c’est le conditionnement des baisses d'impôts et de charges au comportement vertueux de l’entreprise.

Capital

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