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Nice: trois morts dans une attaque au couteau dans une église

Justine Chevalier avec Cécile Ollivier
·3 min de lecture
Une attaque au couteau s'est produite à proximité de la basilique Notre-Dame de Nice. - Twitter
Une attaque au couteau s'est produite à proximité de la basilique Notre-Dame de Nice. - Twitter

Une attaque au couteau s'est produite ce jeudi matin à 9 heures à l'intérieur de la basilique Notre-Dame à Nice, a appris BFMTV de source policière. Selon un nouveau bilan, il y a trois mort, deux femmes et un homme.

Le gardien de l'église figure parmi les victimes. Deux victimes ont été découvertes à l'intérieur de l'église, une autre victime a réussi à se réfugier dans un bar en face du lieu de culte, où elle a succombé à ses blessures. Les victimes présentent des plaies profondes à la gorge.

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de cette basilique située dans le centre-ville de Nice au coeur d'un quartier commerçant. C'est un riverain qui a donné l'alerte. Les policiers du Raid et de la BRI procèdent à des levées de doute, notamment dans l'église. Le déminage est également sur place.

L'auteur neutralisé

L'auteur présumé a été interpellé rapidement dans l'église par des policiers municipaux. Blessé lors de son interpellation, il a été transféré à l'hôpital. Il n'avait pas de papiers d'identité sur lui au moment de son interpellation. L'auteur présumé des faits s'est "grimé" avant de passer à l'acte, précise Laurent Martin de Fremont, du syndicat Unité SGP Police. Selon le maire de la ville, l'auteur des faits a crié à plusieurs reprises Allahou akbar au moment même de sa prise en charge par les services de secours.

Le parquet antiterroriste s'est saisi, alors que plusieurs sources parlent d'un mode opératoire connu des auteurs d'actes terroristes. Une enquête de flagrance a été ouverte pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste", "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Les investigations ont été confiées à la direction générale de la sécurité intérieur et à la direction centrale de la police judiciaire.

Le président va se rendre à Nice

Une cellule de crise a été immédiatement mise en place au ministère de l'Intérieur. Le président de la République va se rendre à Beauvau, ainsi que le Premier ministre qui a quitté précipitamment l'Assemblée nationale où il était présent pour présenter les nouvelles mesures du confinement. Le garde des Sceaux est également présent.

Après sa venue au ministère de l'Intérieur, le président de la République va se rendre ce jeudi à Nice, déjà victime du terrorisme le 14 juillet 2016, en présence notamment de représentants de la Conférence des évêques de France. Le niveau urgence attentat du plan vigipirate a été activé, a annoncé le Premier ministre devant l'Assemblée nationale.

Menace terroriste élevée

Cette attaque s'est produite dans un contexte de menace terroriste particulièrement élevée, aprèsl'attaque à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo et l'assassinat de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine. Au début de la semaine, le directeur général de la police nationale appelait ses troupes à la vigilance, indiquant dans un télégramme adressé aux directions et services centraux que "la France est la cible d'une menace terroriste élevée et constante."

Cette menace réitérée mardi dans un communiqué de l'agence Thabat, proche de l'organisation Al-Qaïda, qui dénonçait la publication des caricatures du prophète Mahomet. Le président de la République avait rappelé que ces caricatures continueraient à être diffusées au nom de la liberté d'expression. L'agence avait d'ailleurs nommé plusieurs cibles, dont les lieux de culte.

Article original publié sur BFMTV.com