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Un nez électronique qui détecte les produits chimiques dangereux

Edward Back, Journaliste hi-tech
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Un nez électronique qui détecte les produits chimiques dangereux

Le processeur neuromorphique Loihi d’Intel pourrait bientôt être intégré au cœur de systèmes détectant les produits chimiques à l’odeur. Dans un article publié dans Nature Machine Intelligence, la firme s’est associée à l’université Cornell aux États-Unis pour créer un nez électronique basé sur l’intelligence artificielle.

« Nous développons des algorithmes neuronaux sur Loihi qui imitent ce qu'il se passe dans le cerveau quand on sent quelque chose » a déclaré Nabil Imam, chercheur scientifique principal à Intel Labs. Pour entraîner leur système, les chercheurs ont transmis à la puce Loihi les réponses de 72 capteurs chimiques face à 10 substances, dont l’acétone, l’ammoniac et le méthane.

Un nez électronique pour détecter les matériaux dangereux

Le système est parvenu à apprendre chaque odeur à partir d’un seul échantillon en imitant le fonctionnement du cerveau, sans altérer sa mémoire des odeurs précédentes. Il s’est avéré beaucoup plus efficace que les méthodes classiques. Un système similaire basé sur l’apprentissage profond (deep learning) a nécessité 3.000 fois plus d’échantillons pour parvenir au même niveau de précision. Les résultats permettraient la création de nez électroniques, qui pourraient être utilisés pour diagnostiquer certaines maladies, détecter des produits dangereux dans l’environnement, ou encore des armes ou explosifs dans les aéroports.

La détection d’odeurs n’est que le début des possibilités du processeur Loihi. « Ma prochaine étape, a indiqué Nabil Imam, est de généraliser cette approche à une gamme plus large de problèmes – de l’analyse sensorielle de scènes (comprendre la relation entre les objets observés) à des problèmes abstraits comme la planification et la prise de décisions»

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