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New Start: Poutine a soumis un projet de loi prolongeant l'accord de 5 ans

·3 min de lecture

Le président russe Vladimir Poutine a soumis un projet de loi prévoyant le prolongement de cinq ans de l'accord russo-américain New Start sur la limitation des armements nucléaires, une étape importante dans l'avancée des négociations sur ce traité-clé expirant le 5 février.

"L'accord prévoit la possibilité de le prolonger sur une période allant jusqu'à cinq ans si la Russie et les Etats-Unis prennent une telle décision", a indiqué la Chambre basse du Parlement russe, la Douma, dans une notice publiée mardi soir sur son site internet officiel.

"En janvier 2021, un accord de principe des parties a été trouvé sur une prolongation de cinq ans", a-t-elle précisé.

Cité par l'agence de presse publique TASS, le chef du Comité des affaires étrangères de la Douma, Léonid Sloutski, a indiqué que la ratification d'un prolongement de l'accord pourrait être étudiée en session plénière dès mercredi.

Signé en 2010, il s'agit du dernier grand accord de réduction et de limitation du nombre des armements existant entre les anciens rivaux de la Guerre froide.

- Premier appel Biden-Poutine -

L'annonce de ce projet de loi intervient alors que le président Vladimir Poutine s'est entretenu mardi pour la première fois au téléphone avec Joe Biden depuis son arrivée à la présidence des Etats-Unis.

Selon le Kremlin, les deux dirigeants ont abordé, entre autres, l'avancée des négociations sur la prolongation de New Start, l'un des sujets diplomatiques brûlants entre Moscou et la nouvelle administration américaine.

"Les présidents ont exprimé leur satisfaction sur l'échange aujourd'hui de notes diplomatiques sur la prolongation" de cet accord, a indiqué la présidence russe.

"Dans les jours à venir, les parties rempliront toutes les procédures nécessaires pour garantir le fonctionnement futur de ce mécanisme juridique et international important", a poursuivi le Kremlin.

La Maison Blanche a affirmé pour sa part que Moscou et Washington partageaient la volonté d'étendre l'accord de cinq ans et que leurs équipes s'étaient entendues pour "travailler urgemment" à la prolongation de l'accord avant la date fatidique.

Dans le détail, l'accord New Start limite les arsenaux de la Russie et des Etats-Unis à un maximum de 1.550 ogives déployées pour chacun de ces deux pays, soit une réduction de près de 30% par rapport au plafond précédent fixé en 2002.

Il limite aussi le nombre des lanceurs et des bombardiers lourds à 800, ce qui reste suffisant pour détruire la Terre plusieurs fois.

- Cyberattaque -

Le nouveau président américain Joe Biden avait proposé jeudi dernier, au lendemain de son entrée dans ses fonctions, de prolonger de cinq ans ce traité-clé, une annonce saluée par le Kremlin.

L'administration Trump n'avait accepté qu'une prolongation conditionnelle d'un an, le temps de négocier un accord plus global incluant la Chine, mais les pourparlers avec Moscou comme avec Pékin n'avaient pas abouti.

Lors de son mandat, Donald Trump a retiré les États-Unis de trois autres importants accords internationaux: celui sur le nucléaire iranien, le traité INF sur les missiles terrestres de moyenne portée et le traité Ciel ouvert de vérification des mouvements militaires et de limitation des armements. La Russie a en conséquence, elle aussi, quitté ce dernier accord.

Elu avec la promesse d'avoir une position plus sévère vis-à-vis de la Russie que son prédécesseur, Joe Biden a parallèlement demandé aux services de renseignement américains "un examen global" de la récente cyberattaque géante imputée aux Russes et d'éventuelles "ingérences" dans les dernières élections américaines.

Les relations russo-américaines sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, en raison de désaccords persistants sur de nombreux dossiers internationaux.

rco/ode