La bourse est fermée
  • Dow Jones

    34 304,78
    -284,99 (-0,82 %)
     
  • Nasdaq

    11 462,57
    -5,43 (-0,05 %)
     
  • Nikkei 225

    28 226,08
    +257,09 (+0,92 %)
     
  • EUR/USD

    1,0503
    +0,0095 (+0,91 %)
     
  • HANG SENG

    18 736,44
    +139,21 (+0,75 %)
     
  • BTC-EUR

    16 128,00
    -98,79 (-0,61 %)
     
  • CMC Crypto 200

    401,86
    -4,29 (-1,06 %)
     
  • S&P 500

    4 068,68
    -11,43 (-0,28 %)
     

Neutralité carbone 2050: doubler les investissements coûtera moins cher que l'inaction

Photos : Lafarge Holcim/SP - S. Audras/Réa - C. Morin/IP3/MaxPPP

Pour tenir l'objectif de neutralité carbone en 2050, les entreprises, les ménages et les pouvoirs publics vont devoir au moins doubler leurs investissements. Mais l'inaction coûterait plus cher encore.

Qu'attendre de la COP27, qui réunira, du 6 au 18 novembre à Charm el-Cheikh, les dirigeants de près de 200 pays - dont Emmanuel Macron - au chevet du climat? L'an dernier, la COP26 à Glasgow avait laissé un sentiment d'échec. Et l'ambition annoncée pour le rendez-vous égyptien d'"aucun retour en arrière sur les engagements pris lors des sommets précédents" semble minimale alors qu'aucun pays signataire de l'Accord de Paris en 2015 n'est dans les clous de ses promesses pour contribuer à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 voire 2 degrés d'ici à 2100. Cependant, cette année, les participants seront peut-être plus motivés, sous la pression de l'envolée des prix de l'énergie et des catastrophes météo de l'été (canicules, sécheresses, incendies, inondations), qui ont mis en lumière l'impérieuse nécessité de plus de sobriété énergétique et de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Lire aussiIncendies : quelles conséquences économiques pour la filière bois française?

Depuis une décennie, ces émissions baissent en moyenne de 1,7% par an au niveau mondial, mais il faudrait aller deux fois plus vite. Certes, les gains en efficacité énergétique et la décarbonation de l'énergie ont permis de découpler la croissance économique de la réduction des émissions de carbone. Mais le rythme est bien trop lent. Il s'agit d'accélérer, et l'effet sur l'économie sera brutal, "un choc d'offre négatif comparable à celui de la crise pétrolière de 1973" avertissait, il y a un an, l'économiste Jean Pisani-Ferry. Le diagnostic apparaît aujourd'hui réaliste alors que la flambée de la facture énergétique menace de plonger l'Europe dans la récession. Car les prix de l'énergie sont appelés à rester structurellement bien plus chers qu'avant, pendant ces décennies où l'économie mondiale va se désintoxiquer des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz) polluantes, pour se convertir aux énergies bas-carbone (hydraulique, éolien, solaire, biomasse, nucléaire). Impossible cependant d'échapper[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi