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Net zéro, milliards de dollars et premiers cas de Covid: ce qu'il faut retenir de la semaine 1 de la COP26

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VU DE GLASGOW - Alors que le temps vire au gris et à la pluie, la ville de Glasgow se prépare fiévreusement à accueillir des dizaines de milliers de manifestants climat. 10.000 personnes déjà là vendredi, 50.000 attendues ce samedi. La moitié des habitants de Glasgow ont fui la ville. Les pubs sont inhabituellement désertés. Retour sur une semaine marquée par les chiffres, du zéro à l’infini.

Des dizaines de milliers de manifestants sont attendus ce samedi 6 novembre dans le monde, dont quelque 50.000 rien qu'à Glasgow, la ville hôte de la conférence sur le climat. A mi-parcours, que retenir de la première semaine de la ? Challenges fait le point.

  • Deux visages, deux Cops

Premier élément marquant de la semaine: la présence de deux femmes qui ont incarné à elles seules le chemin à parcourir à Glasgow. Celle de , bras levé, dont la voix gutturale et son phrasé proche du rap a électrifié les 200 chefs d’Etat présents. Elle a rappelé l’exigence des 1,5°C et nommé le risque que les pays du Nord font peser sur l’existence des pays les plus fragiles s’ils s’engouffrent dans des trajectoires net zéro reposant sur des technologies qui n’existent pas encore. Elle a aussi vilipendé l’écart entre la vitesse de mobilisation pour le climat des pays développés et celle extrêmement rapide sur la pandémie. "Vous avez mobilisé 25.000 milliards de dollars en un an et demi. Si vous aviez mis cet argent sur le réchauffement, nous serions sûrs d’atteindre les 1,5°C, qui sont vitaux pour nous."

Regard bleu et aigu, cheveux blancs impeccables, Janet Yellen, secrétaire d’Etat au Trésor américain, parle d’une voix posée dans une salle prise d’assaut une demi-heure plus tôt par les délégués et observateurs. "Ce n’est pas banal pour une Secrétaire d’Etat au Trésor de venir à une COP. Je suis la première à le faire. Pourquoi? Parce que le climat n’est plus seulement une question environnementale et énergétique, c’est un sujet financier et économique. Il est de mon devoir d’y participer." Ses mots ont sans doute ravi Alok Sharma, le Président britannique de la COP26. Emmener le business et la finance dans la COP, tel était l’un des grands objectifs de celui qui était auparavant ministre de l’Economie, de l’Energie et de la Stratégie industrielle de Boris Johnson. "Paris a établi l’ambition en 2015, souligne Alok Sharma. Nous, nous fournissons l’investissement pour livrer cette a[...]

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