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"Ce n'est pas ça qui mettra en péril nos exportations" : les entreprises françaises sereines face aux appels au boycott

Grégoire Lecalot
·1 min de lecture

Alors que depuis vendredi 23 octobre, les appels au boycott de produits hexagonaux se multiplient sur les réseaux sociaux, les entreprises françaises ne semblent pas effrayées. Lundi 26 octobre, c'est le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a exhorté à ne pas acheter de produits français. Des images de fromages, de crèmes de beauté ou encore de confitures retirés des rayons de magasins au Qatar ont circulé. Mais ces actions parfois spectaculaires n'inquiètent pas outre mesure les exportateurs français.

Des appels souvent peu suivis

Dans ses bureaux parisiens, Patrick O'Quinn, président de la FEBEA, la Fédération des entreprises de beauté, a vu ces images circuler sur les télévisions : des rayons vides, des crèmes de beauté, des parfums made in France retirés de la vente, suite à des appels au boycott de produits français. "Traditionnellement, ce type d'appel n'est pas véritablement suivi ou, lorsqu'il est suivi, c'est extrêmement ponctuel", rassure Patrick O'Quinn.

Pour le moment, aucun chiffre ne permet de mesurer les conséquences économiques de ces appels. Mais pour Patrick O'Quinn, il n'y pas de menace de ce côté-là. "Les exportations de cosmétiques français, c'est de l'ordre d'une douzaine de milliards d'euros, rappelle le président de la FEBEA. Tous les pays (...)

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