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Neige Sinno : elle raconte dans « Triste tigre » l'impardonnable

Hélène Bamberger/opale.photo

Il y a eu « L’inceste » de Christine Angot, il y aura «Triste tigre » de Neige Sinno. Les deux récits sont séparés par vingt-quatre longues années et le surgissement du mouvement #MeToo en 2007. Le premier a été publié par Jean-Marc Roberts chez Stock en 1999; le second par Frédéric Boyer chez P.O.L aujourd’hui. Ils sont sœurs d’armes : l’un nous a préparés à accueillir l’autre. Chacun d’entre eux fait avancer la prise de conscience de la société en matière de violences sexuelles sur enfants. Neige Sinno est née en 1977, dans les Hautes-Alpes. Dans «Triste tigre », la romancière française revient sur son enfance morcelée. Elle a été violée de 7 à 14 ans (elle n’est pas certaine des dates) par son beau-père.

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Dans une démarche intellectuelle et littéraire, Neige Sinno s’interroge sur la domination, le patriarcat, la résilience. Elle brûle ses vaisseaux et se rend jusqu’au bout de la nuit. Les parents divorcent. La mère rencontre un homme de 24 ans, au cours de l’année 1983. Elle a quatre ans de plus que lui et elle a déjà deux filles d’un précédent mariage : Neige (6 ans) et Rose (4 ans). Elle se met en couple avec lui. Ils ont rapidement deux autres enfants. Elle fait des ménages, il travaille sur des chantiers. La famille recomposée vit à la montagne, dans la précarité et la marginalité. Neige Sinno fait le portrait de son beau-père : un homme terrifiant et minable. À partir de ses 7 ou 9 ans, il la viole régu...


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