Marchés français ouverture 1 h 27 min
  • Dow Jones

    33 949,01
    -207,68 (-0,61 %)
     
  • Nasdaq

    11 910,52
    -203,27 (-1,68 %)
     
  • Nikkei 225

    27 584,35
    -22,11 (-0,08 %)
     
  • EUR/USD

    1,0746
    +0,0028 (+0,26 %)
     
  • HANG SENG

    21 566,28
    +282,76 (+1,33 %)
     
  • BTC-EUR

    21 042,30
    -720,09 (-3,31 %)
     
  • CMC Crypto 200

    520,75
    -16,14 (-3,01 %)
     
  • S&P 500

    4 117,86
    -46,14 (-1,11 %)
     

"Je ne supportais plus ce régime": ces Russes qui émigrent à Dubaï

GIUSEPPE CACACE / AFP

REPORTAGE - Banquiers, galeristes, ingénieurs, oligarques... Depuis le 24 février et le début de la guerre en Ukraine, de nombreux Russes ont émigré vers les Émirats arabes unis et Dubaï. Si certains tentent de sauver leurs actifs, d’autres assument un choix par conviction.

S’il n’avait pas posé ses valises début mars à Dubaï, Denis* serait probablement aujourd’hui à Dnipro, Kherson ou Soledar, enrôlé dans une "guerre stupide", aux côtés des forces russes. Ce colosse de 29 ans au regard bleu azur est d’ailleurs considéré comme déserteur par l’armée de son pays. "Lorsque j’ai fait mon service militaire en 2017, j’ai, selon mes supérieurs, développé des capacités comme tireur d’élite, confie-t-il dans son appartement en centre-ville de Dubaï. Et le 21 septembre, c’est-à-dire le jour même de la mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine, ma maman a reçu une convocation me concernant à trois heures du matin, à son domicile à Moscou." Mis en difficulté par les contre-offensives ukrainiennes, le Kremlin s’était résolu à trouver 300.000 hommes pour regarnir des troupes clairsemées.

Lire aussiComment la guerre en Ukraine a peu à peu transformé la Russie en État failli

Alors qu’il estime que les événements lui donnent "chaque jour davantage raison" d’avoir fait ce choix, Denis a pris sa décision quelques jours après l’invasion de l’Ukraine, le 24 février. "Je voyais à Moscou beaucoup de voitures tagguées de la lettre Z (symbole militaire des forces russes, ndlr) mais aussi des gens arrêtés pour avoir brandi le drapeau de la paix, poursuit-il. Je ne me voyais pas non plus payer des impôts pour que le gouvernement aille tuer des Ukrainiens avec cet argent. Et puis le régime russe, qui va bien au-delà de Vladimir Poutine, ne correspond en rien à mes valeurs, je ne le supportais plus."

5.000 euros de salaire mensuel

Diplômé d’une école de commerce moscovite et passé par British American Tobacco, le presque trentenaire décide fin février de quitter l’agence de communication dans laquelle il officie à Moscou. Début mars, lesté de deux valises, il débarque à Dubaï chez un copain arrivé quelques jours plus tôt. "Depuis, cinq autres amis d’enfance nous ont rejoints et travaillent dans les cryptomonnaies, l’IT ou le design", précise Denis qui [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi