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Pour ne plus dépendre de Google, l’Europe veut créer son propre service DNS

·1 min de lecture

Un serveur DNS est crucial pour l’accès à Internet. Lorsqu’un utilisateur saisit l’adresse d’un site Web dans son navigateur, son ordinateur consulte un serveur DNS, aussi appelé résolveur, pour connaître l’adresse IP du site. Habituellement, les appareils utilisent les serveurs DNS de leur fournisseur d’accès à Internet. Toutefois, il est aussi possible d’utiliser des serveurs publics, comme ceux de Google.

Dans un appel d’offres pour créer son propre service DNS public, la Commission européenne souligne que nombre d’institutions et d’internautes utilisent des serveurs DNS localisés en dehors de l’Europe, ce qui pose le problème du respect de la vie privée. La solution retenue pour son projet DNS4EU devra prendre en charge des normes telles que DNSSEC, DoT, DoH ainsi que l’IPv6, respecter le RGPD, traiter toutes les données en Europe et enfin aura l’interdiction de vendre ou monétiser les données personnelles.

Des sites bloqués à l’échelle européenne

Le service devra également intégrer un système de filtrage. Contrairement aux grands serveurs DNS publics qui se targuent de ne pas être soumis à des demandes de blocage à l’échelle nationale, DNS4EU devra filtrer les sites à l’échelle européenne. Il pourra ainsi protéger les internautes des sites contenant des virus ou utilisés pour le phishing.

Toutefois, il devra également bloquer les sites sur décision de justice, par exemple ceux contenant des contenus piratés. Certains pourraient y voir les prémisses d’une censure pour le Web européen, mais ce n’est rien de nouveau comparé aux serveurs DNS des FAI, déjà soumis à de telles contraintes. De plus, ces serveurs seront simplement mis à disposition du public, et non utilisés par défaut.

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