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Naval Group: Tempête sur le contrat du siècle australien

·2 min de lecture

Campagnes de presse, attaques politiques, rumeurs de plan B… Après avoir été choisi en 2016 pour fournir 12 sous-marins, le leader européen du naval de défense Naval Group déchaîne les passions à Canberra en Australie. Les prochains jours seront décisifs.

Le "contrat du siècle" des sous-marins australiens va-t-il sombrer corps et biens? Cinq ans après sa signature, ce projet à 50 milliards de dollars, qui prévoit la livraison par le constructeur français Naval Group de 12 sous-marins de classe Attack à la marine australienne, traverse depuis le printemps une zone de turbulences inédites. La presse locale et l'opposition travailliste dénonçaient de longue date ce contrat géant, le plus important de l'histoire du pays, en critiquant les années de retard et les surcoûts estimés à 40 milliards de dollars. La pression est encore montée d'un cran début juin, quand le secrétaire à la Défense Greg Moriarty a évoqué un plan B en cas d'échec des négociations avec Naval Group. "Il est prudent que la Défense envisage des alternatives si nous n'étions pas en mesure de poursuivre le projet", expliquait-il devant le Sénat australien.

Les prochains jours s'annoncent décisifs. Lors de son entretien à l'Elysée avec le 15 juin, le Premier ministre australien Scott Morrison a fixé un ultimatum à Naval Group: il veut boucler courant septembre le financement de la prochaine phase du programme, dite Core Work Scope 2 (CWS2), en résumé des travaux de design prévus de fin 2021 à fin 2023.

"Contrairement à ce que l'on croit souvent, ce n'est pas un contrat définitif qui a été signé avec l'Australie, mais un partenariat stratégique, déclare un proche des négociations. En clair, les deux parties doivent négocier tous les deux ans la phase suivante du programme." Naval Group n'a désormais plus guère de marge: le calendrier du projet prévoit le début de construction du premier Attack en 2024, pour une entrée en service au milieu de la décennie 2030.

L'échéance de septembre est-elle tenable? Le PDG de Naval Group n'a pas ménagé ses efforts pour remettre le contrat sur les rails. Arrivé en mars 2020 à la tête du groupe, "PEP" - le surnom du pacha - a envoyé plusieurs signaux forts ces derniers mois. En février, il s'était envolé vers une Australi[...]

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