La bourse est fermée

Natacha Polony obtient une jolie indemnité d’Europe 1 aux prud’hommes

La justice a estimé que le licenciement de la journaliste était sans fondement. La station de radio devra lui verser la somme de 390 580 euros.

La somme est largement inférieure à ce qu’elle avait demandé, mais elle reste importante. Les prud’hommes ont donné raison à Natacha Polony ce vendredi 17 janvier dans le conflit qui l’opposait depuis deux ans à son ex-employeur, Europe 1. Ils ont estimé que son licenciement était sans cause réelle et sérieuse, détaille L’Express et ont condamné la radio à lui verser la somme de 390 580 euros. Lors de l’audience du 11 janvier 2018, la journaliste avait réclamé plus de 800 000 euros.

Quelques mois plus tôt, l’ex-journaliste star d’Europe 1 avait été évincée brutalement. "Elle a travaillé pendant cinq ans, jusqu’au 9 juillet 2017, mais n’a pas été licenciée : elle a juste été virée à l’expiration de son dernier contrat à durée déterminée d’usage", avait alors souligné son avocat. Natacha Polony assurait alors la présentation de la revue de presse matinale, une chronique dans "Europe Soir" et la co-présentation de "Mediapolis" avec Olivier Duhamel.

Le Conseil des prud’hommes a requalifié les CDD d’usage en CDI, soit six contrats entre le 9 juillet 2012 et le 9 juillet 2017. Europe 1 doit donc verser à son ancienne journaliste 27 400 euros d’indemnité de requalification, 54 800 euros d’indemnité de préavis et 5 480 euros de congés payés afférents. Elle doit également s’acquitter de 137 000 euros d’indemnité légale de licenciement, 164.400 euros de dommages et intérêts et 1 500 euros au titre de l’article 700 correspondant aux frais de justice.

Pour justifier la fin de la collaboration entre Natacha Polony et Europe 1, l’avocat du média avait affirmé que "les audiences étaient mauvaises" et que la radio lui avait fait des "propositions orales" avec un changement de grille et une baisse de salaire, détaille L’Express. C’est la troisième fois qu’Europe 1 est condamnée pour des licenciements abusifs, après Fabien Namias et Thomas Joubert.

L’avocat de la journaliste s’est (...)

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