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Non, il n’y a pas vraiment eu d’exode urbain pendant le Covid

GAIZKA IROZ / AFP

Les citadins, disait-on pendant le Covid, quittent en masse les grandes métropoles pour s’installer loin de la pollution et du stress urbain, et pour gagner quelques mètres carrés d’habitation. Pour la première fois, une équipe a mesuré ce phénomène, en s’appuyant sur l’analyse des données de recherche Internet et sur les changements d’adresses des clients de La Poste. Résultat? Il n’y a pas eu d’exode urbain…

Même votre voisin vous en a parlé: les citadins quitteraient la ville en masse, depuis l’arrivée de la pandémie du Covid, pour s’installer au vert, à la campagne. La preuve, selon votre interlocuteur visiblement bien informé, c’est que les inscriptions scolaires dans les grandes villes s’effondrent et que les prix des maisons, dans les petits villages, explosent…

Une étude originale

Sauf qu’il s’agit d’une légende…urbaine. Pour le vérifier, un collectif de chercheurs géographes, sociologues et économistes, a utilisé une méthode originale: ils ont croisé les données de déménagements issues des bases de données de La Poste avec celles des recherches de biens immobiliers réalisées sur le site meilleursagents.com. Ils sont ensuite allés sur place, dans les villes et villages d’arrivée des populations pour en constater la réalité. "Ce n’était pas facile de travailler sur le sujet parce qu’il a été traité "à chaud" par les médias et qu’on ne disposait pas de données traditionnelles, à savoir les données de l’INSEE", explique Aurélie Delage enseignante-chercheuse en géographie à l’université de Perpignan, et co-coordinatrice de l'étude "Exode urbain: impacts de la pandémie de COVID-19 sur les mobilités résidentielles", portée par la plateforme POPSU (Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines).

Résultat? Beaucoup de bruit pour rien... L’étude ne constate pas de déferlement massif de populations "urbaines", dans une sorte de retour de bâton de cet exode rural qui a marqué le siècle précédent. "Il n’y a pas eu de flux massif qui soit parti des villes pour réinvestir les campagnes. Ça ne veut pas dire qu’il ne s’est rien passé: on a observé une intensification de certains flux avec des effets hyper localisés", détaille Aurélie Delage. Les chercheurs ont par exemple observé ce qu’ils appellent un "refoulement urbain vers la périphérie", des grandes villes vers les banlieues, qui a permis aux ménages de gagner en qualité de vie et en surface d’habitation (18 mè[...]

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