La bourse est fermée
  • CAC 40

    6 385,51
    +28,42 (+0,45 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 034,25
    +34,81 (+0,87 %)
     
  • Dow Jones

    34 777,76
    +229,23 (+0,66 %)
     
  • EUR/USD

    1,2168
    +0,0100 (+0,83 %)
     
  • Gold future

    1 832,00
    +16,30 (+0,90 %)
     
  • BTC-EUR

    48 094,79
    +1 300,94 (+2,78 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 480,07
    +44,28 (+3,08 %)
     
  • Pétrole WTI

    64,82
    +0,11 (+0,17 %)
     
  • DAX

    15 399,65
    +202,91 (+1,34 %)
     
  • FTSE 100

    7 129,71
    +53,54 (+0,76 %)
     
  • Nasdaq

    13 752,24
    +119,39 (+0,88 %)
     
  • S&P 500

    4 232,60
    +30,98 (+0,74 %)
     
  • Nikkei 225

    29 357,82
    +26,45 (+0,09 %)
     
  • HANG SENG

    28 610,65
    -26,81 (-0,09 %)
     
  • GBP/USD

    1,3990
    +0,0097 (+0,70 %)
     

N’espérez pas vous débarrasser des villes

·2 min de lecture

TRIBUNE - Entre la prédilection pour le télétravail et le marché immobilier qui glisse vers les villes moyennes, beaucoup entrevoient une nouvelle forme d'exode urbain. Cependant, pour Keyvan Nilforoushan, cofondateur de la start-up d'accompagnement de projets immobiliers Virgil, les jeunes en début de carrière et de construction personnelle sont les laissés pour compte de cette évolution. Ils ne fuiront pas les villes.

Les chiffres semblent le montrer : un exode urbain inéluctable . Les anciens citadins ne supportent plus l’agitation urbaine, les loyers et la pollution, et quittent massivement Paris. Le scénario est séduisant. Et invraisemblable. Pour paraphraser Umberto Eco : n'espérez pas vous débarrasser des villes. Parce que c’est là où les jeunes continuent à vouloir vivre.

Les carrières ne se construisent pas à distance

Et à raison. L’anecdote est de plus en plus courante : un grand groupe très traditionnel, a – contraint et forcé par le virus – entrouvert cette porte. Et les salariés s’y sont engouffrés, assouvissant leurs désirs longtemps cachés de vivre à Orléans ou au bord de la mer. Impensable quelques mois plus tôt, si réel aujourd’hui.

Mais si le travail peut se faire à distance, les carrières se construisent sur place : personne ne se méprend sur la différence entre le siège et les satellites, et les années gagnées dans un plan de carrière en s’expatriant ne peuvent se valoriser qu’une fois revenu au QG. Il n’y a là aucune volonté consciente, sinon cette si vieille loi : loin des yeux, loin du cœur. La familiarité engendre la confiance et s’il faut attribuer une mission stratégique, une opportunité précieuse, le manager .

Oui le télétravail est une véritable libération. Mais il fonctionne sur le long terme seulement s’il devient le mode de fonctionnement prioritaire de l’entreprise. Pas une option – une obligation. Si Rome n’est plus dans Rome, le choix est de passer de la vision Cornélienne –“ elle est toute où je suis” – à celle des Mémoires d’Hadrien : “ elle doit périr, ou s'égaler désormais à la moitié du monde.” Et sont bien rares les entreprises prêtes à faire ce choix.

Les jeunes restent des rats des villes

Et plus le temps passe, plus les jeunes se sentent seuls, derrière leur écran – à tel point que les entreprises se voient obligées de chercher des moyens de leur permettre de revenir au bureau. Et ce retour au bureau dans les villes a été vu , qui privil[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi