La bourse est fermée

Municipales: Griveaux se réinvente en candidat du "bitume parisien" et des "punaises de lits"

On peut faire mille reproches à Benjamin Griveaux mais pas celui d’être superstitieux. Pour la présentation de son programme, jeudi 13 février, le candidat de La République en marche dans la capitale a choisi . Ceux-ci avaient été immédiatement suivis du . Ce point commun mis de côté, tout ou presque a changé dans la campagne du candidat LREM, à commencer par l’important dispositif de sécurité à l’entrée de la salle du XVIIe arrondissement, témoin des nombreuses perturbations qui ont émaillé le début de campagne de Benjamin Griveaux : en septembre, par des manifestants dont plusieurs "gilets jaunes" et plus récemment, un de ses soutiens, la maire du XXe arrondissement Frédérique Calandra .

Propreté et sécurité

Moqué pour ou , jugées toutes deux irréalistes et déconnectées de la réalité, le député de Paris a engagé sa métamorphose. Il se réinvente en candidat des "punaises de lits" et du "bitume parisien", loin de l’image arrogante et hautaine qui lui est parfois prêtée par ses adversaires. Se disant tout aussi préoccupé par les urgences du quotidien que les problématiques sociales et environnementales, l’ex-socialiste détaille sa nouvelle doctrine : "Il faut en même temps être terre à terre, ras du bitume (…) et en même temps à la hauteur. Parce que Paris ne mérite ni la déconnexion de la maire sortante, ni la résignation d’autres candidats. Si les punaises de lits rendent la vie impossible aux Parisiens, alors il faut trouver des solutions. La tâche peut paraître trop petite, et l’on est au ras du bitume, mais quand on est maire de Paris, il n’y pas de petits sujets. Il ne faut rien négliger."

C’est ainsi que le candidat à la mairie de Paris fait la part belle aux enjeux de sécurité et de propreté qui – ce n’est pas un hasard – occupent les deux premières pages de son programme. Avec des propositions pragmatiques, très terre à terre et loin des grands chamboulements annoncés ces dernières semaines. Petit florilège : remplacer les vieilles [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi