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Motos et scooters à Paris : le début de la fin

Les adeptes de motos et des scooters n'ont pas de beaux  jours devant eux, du moins dans la ville de Paris. Déjà bouleversés par la fin de la bienveillance de la Mairie de Paris à l’égard du stationnement des deux-roues motorisés sur les trottoirs, les motards et scooters digèrent mal la nouvelle fermeté de la politique municipale à leur encontre. Si la Ville tolérait le “stationnement non-gênant” des deux-roues motorisés sur les trottoirs, ce n’est plus le cas depuis que la Maire a sonné la fin de la récréation en les obligeant à se garer sur des places initialement réservées aux voitures, en 2018.

Signe sans équivoque de ce tour de vis : les agents de surveillance de la ville ont effectué plus de 170 000 verbalisations l'année dernière, soit une augmentation de 48,4% par rapport à 2017. Entre le 1er janvier et le 31 août 2019 et la même période en 2018, la Mairie a noté une hausse de 170% des contraventions (233 000 PV en 2019 contre 86.000 en 2018), dont 22.000 en vidéo-verbalisation. “Circuler dans paris est devenu un enfer”, s’indigne Jean-Marc Belloti, président de la fédération Motards en colère. Si la Mairie a bien ouvert 8.100 places de voitures sur les 10.000 promises dans son programme, “ce n’est pas assez”, commente Jean-Marc Belloti.

“Une chasse aux sorcières”

"C’est une chasse aux sorcières !" s’étrangle le président de la fédération Motards en colère.

Au cabinet de Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris aux transports, voirie, déplacement et espaces publics, on le reconnaît : finie, la tolérance. “Les trottoirs appartiennent aux piétons : la Mairie a choisi de sanctuariser ces espaces”, déclare Emmanuel Samaniego, directeur du cabinet de l’élu. Et de rappeler que la Mairie a mis en place une politique de communication pour préparer les conducteurs à la transition, à base d’affichages sur les panneaux publics et de distribution de flyers.

D’après le chercheur en mobilités urbaines Jean-Pierre Orfeuil, professeu[...]

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