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MotoGP: comment Johann Zarco a renforcé son équipe pour se rapprocher de la victoire

MotoGP: comment Johann Zarco a renforcé son équipe pour se rapprocher de la victoire

Il en est toujours très proche mais elle ne vient pas. Cette victoire que Johann Zarco attend depuis le début de sa carrière en catégorie reine lui a encore échappé de peu au Portugal (4e) puis en Argentine (2e). Mais le Français ne s’en soucie pas plus que cela, dit-il. Il patiente, "kiffe", un mot utilisé de manière récurrente par l’intéressé et par son entourage.

Après une année 2022 moyenne et une 8e place au championnat du monde, Johann Zarco a changé la structure qui l’entoure. Il a mis fin à sa relation avec son entraîneur pendant un an, Jean-Michel Bayle, sur fond de divergences et parce que le Tricolore cherchait une nouvelle approche physique. "Pour diverses raisons, impossible de mettre en place mon programme et ma stratégie d'entraînement pour cette nouvelle saison 2023, avait lâché Bayle dans un post Facebook. Je savais que changer les habitudes sont des choses difficiles à mettre en œuvre et c’est avec déception et un sentiment d’un challenge inachevé que cette aventure s’arrête."

A quelques jours d’intervalle, c’est son préparateur physique depuis huit ans, Romain Guillot, qui annonçait quitter l’aventure. L’occasion pour Zarco de repartir avec une équipe fraîche, dans laquelle figure son nouveau manager Guillaume Valladeau.

Neuroscience et préparation mentale

"On s’est toujours un peu croisés dans les paddocks. Moi, j’ai commencé à travailler dans le milieu vers 2006-2007, explique ce dernier. Je l’ai vu évoluer et on est toujours resté en contact. C’est un pilote que j’ai toujours suivi et apprécié. J’ai toujours aimé la personne." Le rapprochement se fait via un partenaire commun, Quad Lock. Et l’aventure est lancée.

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"Les changements ne se sont pas forcément faits par rapport aux gens en place actuellement, précise Guillaume Valladeau. C’est une décision que Johann a prise complètement en dehors de nos relations. On est venu se greffer sur quelque chose qui existait déjà, on a aucune prétention de remplacer telle ou telle personne et ce n’est pas mon mode de fonctionnement." Ce "on" utilisé par l’agent du pilote, ce sont les cinq autres personnes de la galaxie Zarco, qui revendiquent un mode de fonctionnement horizontal.

Sébastien Moreno est son "mécanicien motos entraînements". Alexandre Mathieu est le kiné/assistant du Français, qui est aussi accompagné par Olivier Pedron, ancien préparateur physique de l’équipe de France de descente, en ski. Zarco fait aussi appel à Romain Bordas, spécialiste de la neuroscience et orthoptiste. Il a déjà collaboré avec Ons Jabeur (tennis), Pierre-Louis Loubet (rallye) ou encore l’équipe de rugby de l’ASM Clermont, pour différentes raisons.

Romain Bordas organise des "activations cérébrales" ou des "activations perceptivo-cognitives" avec Zarco. Le dernier membre de cette équipe est l’ancien l’ancien nageur Grégory Mallet, en charge de la préparation mentale, qui fait beaucoup de bien au n°5 chez Ducati-Pramac.

La victoire, pas une obsession

"Du renouveau il en faut, car on enchaîne les années et on cherche à performer, répond Zarco quand on évoque tous ses changements. On comprend, au haut niveau, que répéter ce que l’on savait faire avant ne marche pas obligatoirement. Il faut savoir faire d’autres choses. Mais on capte aussi avec le temps qu’il ne faut pas non plus perdre ses qualités en cherchant à complètement faire autre chose. Donc cette année, j’ai développé des techniques sur des points faibles et j’ai envie de reprendre aussi certains points forts… Combo gagnant ? A voir", sourit-il.

Le Tricolore a aussi vu revenir dans son équipe Massimo Branchini, chef mécanicien qu’il a très bien connu lorsqu’il était en Moto 2. Alors, tout est enfin réuni pour décrocher une Marseillaise ? "Oui c’est possible, sur pas mal de circuits, dit l’intéressé. C’est ce que je vise de toute façon. Beaucoup de gens disent que c’est ce qui me manque. On court pour ça, gagner." "L’objectif commun est de lui permettre d’obtenir cette victoire mais il n’y a pas que la victoire. Beaucoup de gens disent qu’il lui manque une victoire, qu’il faut qu’il gagne. Pour nous l’objectif est qu’il puisse faire une belle saison, qu’il soit là en 2024 et que la saison se passe bien, nuance Guillaume Valladeau. Si la victoire vient, tant mieux. Même si ça reste l’objectif ce n’est pas le seul. L’objectif est qu’il soit bien, qu’il soit heureux, qu’il kiffe sa saison et ça c’est le plus important. Le reste suivra. Sa mentalité, c’est prendre du plaisir."

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"C’est un cérébral"

Il en prend, cela se voit et il le verbalise régulièrement face à la presse, quelques minutes après avoir roulé sur la piste. Même s’il précisait avant Jérez, il y a trois semaines, ne pas vivre son meilleur début de saison. "Le mieux c’était 2021 (première année chez Pramac, ndlr). Il y avait une vraie différence. La moto allait plus vite dans la ligne droite, du coup j’avais une gestion, je pouvais même avoir quelques points faibles, j’arrivais toujours à pouvoir doubler ou rattraper le temps perdu. Là, je me sens assez bien mais le meilleur début de saison c’est quand je pars du Qatar en menant le championnat puis je reste deuxième jusqu’à mi-saison. Cette année, le championnat est assez serré, avec les deux courses dans le week-end il y a la possibilité de récupérer beaucoup de points."

Il en a déjà 46 dans la besace, trois de moins que le 4e, Jack Miller. "Il est toujours là, avec son intelligence de course. C’est un cérébral, il s’exprime beaucoup et il a de la maturité. C’est logique qu’il ait cette expérience", pose le président de la Fédération Française de motocyclisme, Sébastien Poirier.

Pas encore de guidon pour 2024

"Si on pouvait avoir la première victoire de Johann au Mans, sans vouloir me fâcher avec Fabio, ce serait exceptionnel et cela permettrait peut-être de compenser cette frustration, car Johann mérite tellement cette victoire, sourit-il. Je leur souhaite vraiment le meilleur. Un podium avec deux Français serait fantastique."

Toute la moto bleu-blanc-rouge en rêve mais l’entourage de Johann Zarco a aussi une échéance un peu plus lointaine en tête. "D’ici un mois, on va aussi commencer à discuter pour 2024. Ce sont des paramètres à prendre en considération", rappelle Guillaume Valladeau. Car Zarco n’est pas assuré de garder le guidon l’an prochain. Mais l’agent rassure: "Johann est habitué, c’est un professionnel."

Article original publié sur RMC Sport