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Mort de Mahsa Amini: pourquoi cette fois, la révolte en Iran pourrait réussir

AFP

EDITO - La contestation des femmes, rejointes par les hommes, contre la théocratie de Téhéran ne faiblit pas. Et pourrait parvenir à renverser un régime meurtrier, source de tension internationale.

En 1979, en Iran, le régime brutal et corrompu du vieux shah a été déposé par un soulèvement populaire. Aujourd’hui, les protestataires iraniens veulent renverser le régime brutal et corrompu du vieil ayatollah, Ali Khamenei. Des manifestations de masse ont déjà secoué la théocratie en 2009 et 2019, elles ont été réprimées par la torture et la censure.

Mais cette fois, depuis la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs parce que son voile n’était pas assez couvrant, la contestation, menée avec courage par des femmes et soutenue par des hommes, dure. Et ce malgré la violence de la répression. Contrairement au mouvement de 2009, qui venait de la classe moyenne urbaine, ou à celui de 2019, porté par la classe ouvrière, le soulèvement touche aujourd’hui toutes les régions du pays, tous les groupes ethniques et toutes les classes sociales autour d’un mot d’ordre clair: "Mort au dictateur!"

L'économie stagne et la classe dominante amasse

Il y aurait peu de monde pour regretter l’alliance contre nature de dévots et de voleurs qui caractérise le régime d’Ali Khamenei. Un régime qui, à l’intérieur du pays, refuse aussi bien le moindre divertissement que les élections libres, alors que l’économie stagne et que la classe dominante amasse. A l’étranger, ses milices dominent le Liban, déstabilisent l’Irak, alimentent la guerre au Yémen et soutiennent un despote criminel en Syrie. Pendant que le prix du pain flambe, les Iraniens voient les sommes énormes qui sont dépensées pour terroriser les pays voisins.

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Les Iraniens veulent "une vie normale"

Un Iran qui s’abstiendrait d’exporter sa révolution apaiserait les tensions au Proche-Orient et permettrait aux Etats du Golfe de réduire leurs dépenses militaires. Cela éloignerait aussi le spectre d’une course aux armes nucléaires. Cependant, d’autres issues, bien pires, sont possibles. Un régime militair[...]

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