La bourse ferme dans 5 h 39 min
  • CAC 40

    5 806,08
    +13,29 (+0,23 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 710,18
    +3,56 (+0,10 %)
     
  • Dow Jones

    31 535,51
    +603,14 (+1,95 %)
     
  • EUR/USD

    1,2028
    -0,0032 (-0,26 %)
     
  • Gold future

    1 726,70
    +3,70 (+0,21 %)
     
  • BTC-EUR

    40 750,21
    +1 091,60 (+2,75 %)
     
  • CMC Crypto 200

    985,06
    -1,59 (-0,16 %)
     
  • Pétrole WTI

    60,64
    0,00 (0,00 %)
     
  • DAX

    14 046,72
    +33,90 (+0,24 %)
     
  • FTSE 100

    6 623,69
    +35,16 (+0,53 %)
     
  • Nasdaq

    13 588,83
    0,00 (0,00 %)
     
  • S&P 500

    3 901,82
    +90,67 (+2,38 %)
     
  • Nikkei 225

    29 408,17
    -255,33 (-0,86 %)
     
  • HANG SENG

    29 095,86
    -356,71 (-1,21 %)
     
  • GBP/USD

    1,3896
    -0,0025 (-0,18 %)
     

Le Mondial de hockey retiré à la Biélorussie, une «victoire» selon l’opposante Tikhanovskaïa

·3 min de lecture

Sous la pression d'opposants et de sponsors qui dénoncent la répression politique en Biélorussie, la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a retiré ce lundi à Minsk l'organisation du Mondial prévu au printemps prochain.

Le Conseil de l'IIHF « a déterminé qu'il était actuellement impossible de garantir le bien-être des équipes, des spectateurs et des officiels » lors d'une telle compétition, explique l'instance dans un communiqué.

Prévu du 21 mai au 6 juin, ce tournoi devait être co-organisé par la Biélorussie et la Lettonie et représentait une vitrine majeure pour le président biélorusse Alexandre Loukachenko, dont la réélection controversée en août dernier a déclenché des mois de manifestations.

« Démocratie 1 - Loukachenko 0 », a réagi sur Twitter le ministre tchèque des Affaires étrangères Tomas Petricek, tandis que l'opposante biélorusse en exil Svetlana Tikhanovskaïa voyait dans cette décision « une victoire ». « Il n'y aura pas de vague supplémentaire de répression au prétexte de "nettoyer" la ville avant les championnats », s'est-elle réjouie sur Telegram.

Alors que l'IIHF doit encore se pencher « sur le statut de co-organisateur de la Lettonie », le chef de la diplomatie lettone Edgars Rinkevics a salué un « juste signal que le sport ne doit pas servir les régimes autoritaires ».

Fuite des sponsors

« La Lettonie va honorer son engagement et se tient prête » à accueillir la totalité du tournoi, a poursuivi M. Rinkevics sur Twitter, une solution également envisagée par l'IIHF pour des raisons sanitaires.

Sans évoquer clairement les critiques visant le pouvoir biélorusse, l'IIHF explique sa décision par « des préoccupations croissantes en matière de sûreté et de sécurité liées à la fois à la montée des troubles politiques et au Covid-19 ».

Si la pandémie pèse sur la plupart des grandes compétitions à venir, l'instance est surtout embarrassée par le tollé suscité lundi dernier par l'accolade de son patron René Fasel avec Alexandre Loukachenko, lors d'une visite à Minsk. Le dirigeant biélorusse avait demandé à René Fasel de résister à la « pression injuste » de sportifs et de politiques, tel que Tchèque Tomas Petricek, pour qui organiser le tournoi suprême en Biélorussie « légitimerait un régime répressif ».

Dans la foulée, le constructeur tchèque Skoda avait fait savoir samedi sur Twitter qu'il ne « parrainera(it) pas les championnats du monde 2021 si la Biélorussie [était] confirmée comme pays co-organisateur ». La firme allemande Liqui Moly s'était désistée le lendemain et le groupe suisse Tissot se disait lundi « préoccupé par les droits de l'homme ».

Sanction du CIO

Le patron suisse du hockey mondial assure avoir essayé « de promouvoir l'idée que le championnat du monde pourrait être utilisé comme un outil de réconciliation pour aider à calmer les problèmes sociopolitiques en Biélorussie et à trouver une voie positive ».

Après plusieurs avertissements, le Comité international olympique avait suspendu en décembre Alexandre Loukachenko de « toutes les manifestations et activités du CIO, y compris les Jeux olympiques », en raison de la « discrimination politique » frappant les athlètes du pays.

Dès la fin août, plus de 300 sportifs de haut niveau, dont plusieurs médaillés olympiques et membres d'équipes nationales, avaient dénoncé dans une lettre ouverte le trucage des votes dans l'élection présidentielle revendiquée par M. Loukachenko, et appelé à un nouveau vote.

(Avec AFP)