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Mondial 2022: La Coupe du monde divise les politiques français

J. Fidelin/Icon Sport

Face aux critiques venues de la gauche et du Rassemblement national, la Macronie peine à trouver une position équilibrée sur une compétition dont le coût humain et environnemental est décrié.

Une demi-finale sinon rien. A une semaine du coup d'envoi de la Coupe du monde de football au Qatar, Emmanuel Macron a tranché. Il ne se rendra dans l'émirat que si les Bleus atteignent le dernier carré de la compétition. Comme il avait pu le faire en 2018 en Russie. La clarification était nécessaire alors que le sujet était devenu une source d'embarras et de malaise au sein de la majorité. 61% des Français estimant qu'aucun officiel représentant leur pays ne devrait se rendre au Qatar, selon un sondage BVA-Orange-RTL.

Les députés macronistes, qui n'ont cessé de voir la polémique monter ces dernières semaines, savent désormais à quoi s'en tenir. Et ils n'entendent pas s'excuser. Ou être tenus responsables d'une décision - l'attribution du Mondial de football à Doha - prise bien avant leur arrivée au pouvoir. "C'est aberrant sur un plan écologique et humain, mais c'est un choix qui a été fait il y a douze ans", rappelle la députée MoDem Maud Gatel, courroucée de voir la majorité mise devant le fait accompli par ses opposants. En plus, il ne s'agit pas d'une décision de la France mais de la Fifa, "une organisation internationale privée qui agit dans une opacité totale", étrille le député du Cher François Cormier-Bouligeon (Renaissance), président de 2017 à 2022 du groupe d'étude sur le sport à l'Assemblée. N'empêche, le gouvernement a vu se constituer face à lui un front hétéroclite d'opposants à la Coupe du monde au Qatar, qui lui reproche ses positions trop timorées.

"Hérésie environnementale"

La première mèche a été allumée par la maire de Lille Martine Aubry, qui a annoncé le 1er octobre qu'elle ne diffuserait pas les matchs de la compétition dans sa ville. "Il est hors de question de participer à cette hérésie environnementale qui a coûté la vie de 6.500 ouvriers", explique son adjoint aux sports, Arnaud Deslandes. Dans le sillage de Lille, la fronde s'est étendue aux grandes métropoles dirigées par la gauche et les écologistes. Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasb[...]

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