La bourse est fermée

Monde : l'économie rattrapée par le virus

Le coronavirus «pourrait mettre en péril la reprise» de l’économie mondiale. La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a averti le 23 février lors d'un sommet du G20 que l'épidémie pourrait amputer de 0,1 point de pourcentage la croissance globale en 2020, qui tomberait à 3,2%. Sa prévision pour la Chine est réduite à 5,6% (-0,4).

Ces scénarios semblent optimistes. Alors que la contamination semble se stabiliser en Chine, c'est désormais sa rapide propagation à l'international qui inquiète. Auparavant épargnés, la Corée du Sud, le Japon, l'Iran et l'Italie ont été touchés, poussant Rome à prendre des mesures de confinement comparables à celles observées à Wuhan.

Une première en Europe qui a chahuté les Bourses et poussé les économistes à revoir leurs estimations.

La Chine à l'arrêt

Le coronavirus affecte l'économie mondiale de différentes manières. Avant tout, il entraîne un choc d'offre en perturbant les chaînes de production, qui passent en grande partie par l'Asie. Le ministère chinois de l'Industrie signalait en début de semaine qu'à peine 30% des PME avaient repris leur activité… alors que cette catégorie d'entreprises représente 60% de l'économie du pays.

Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management, souligne ainsi que si l'activité s'arrête en Chine «les entreprises ailleurs dans le monde ne pourront pas produire car elles ne peuvent pas remplacer spontanément la composante chinoise de leur chaîne de production.»

Le virus provoque aussi un choc de demande. Confinés ou apeurés, les Chinois consomment moins, au grand dam des entreprises. L'industrie automobile – déjà mal en point – a vu ses ventes plonger de 75% (sur un an) sur son premier marché mondial durant la première quinzaine de février, indique une étude de l'économiste indépendante Véronique Riches-Flores.

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