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Risque climatique: les réassureurs veulent augmenter leurs prix pour sauvegarder leur modèle

(c) Reuters

Aux rencontres de Monte Carlo, les assureurs des assureurs invoquent l’accumulation des crises et des catastrophes naturelles comme argument pour augmenter leurs tarifs - espèrent-ils - d’au moins 10%. Reste à voir si leurs clients se laisseront faire.

Seul le cadre géographique n’a pas changé. Pour les premières Rencontres de septembre “en présentiel” depuis le début de la pandémie, l’atmosphère de ce grand raout annuel qui réunit les réassureurs mondiaux à Monaco a quelque chose de mélancolique. Pourtant, le Fairmont Monte Carlo, QG des festivités, abrite un Nobu, célèbre restaurant japonais de l’élite mondialisée, et un rooftop avec une piscine labellisée Nikki Beach : tout ce dont les cœurs de réassureurs accablés par la conjoncture macroéconomique peuvent désirer.

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Leur moral a de quoi être sérieusement entamé : Ce sont les réassureurs (Scor, Munich Re, Hannover Re, Swiss Re…) qui, en tant qu’ “assureurs des assureurs” - portent à leur bilan les risques de très grande ampleur - supérieurs, en France, à un milliard d’euros - là où les Axa, Allianz, et Covea interviennent pour les risques fréquents et de petite intensité.

Sinistres plus nombreux et plus chers

Or, la guerre en Ukraine, la montée en flèche de l’inflation, la pénurie des matières premières, les ruptures dans les chaînes logistiques habituelles, la crise énergétique et la chute des marchés financiers ont d’une part augmenté les coûts des sinistres à rembourser, et d’autre part multiplié les sinistres eux-mêmes depuis le début de l’année.

Selon le président de l’association des professionnels de la réassurance (Apref) Bertrand Romagné, 2022 s’annonce même comme une “année noire”. En France, elle serait même la plus coûteuse pour le secteur depuis 1999, marquée par les tempêtes Lothar et Martin.

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Les catastrophes climatiques sont au cœur des inquiétudes de la réassurance, dont le marché représente 375 milliards de dollars de primes fin 2021. Avant même le début des ouragans automnaux en Amérique du Nord, 2022 a apporté des feux de forêt sans précédent en France, des inondations en Australie, de la sécheresse au Brésil, en Europe et dans la corne de l’Afrique... Selon une étude du Potsdam Institute of Climate Change, rien qu’en Eur[...]

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