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Mode: Sandro et Maje paient les errements du capitalisme chinois

·2 min de lecture

Les difficultés de l'actionnaire des marques Sandro et Maje illustre la reprise en main du capitalisme chinois. Fini les acquisitions surpayées hors des frontières qui se soldent par un échec.

C’est un vilain accroc . Le 21 septembre, leur actionnaire principal, European TopSoho, n’a pas pu rembourser un emprunt obligataire d’un montant de 250 millions d’euros. Ce défaut pourrait l’obliger à céder 37% du capital aux fonds créanciers dans les prochains jours. Cinq ans après son rachat par le chinois Shandong Ruyi, maison-mère de European TopSoho, le fleuron français du luxe accessible a vu sa valeur divisée par trois, à 400 millions d’euros.

Une conquête internationale financée par des municipalités chinoises

Cette dégringolade ne reflète pas le succès de ses collections. Au premier semestre, SMCP affiche un chiffre d’affaires en hausse de 21,6%. Mais elle illustre la remise en question par Pékin des mécanismes de financement de l’économie par les gouvernements locaux. Un système généreux dont a abondamment profité Yafu Qiu, le fondateur de Shandong Ruyi. "Son pari était d’acquérir de belles marques qui vendent des tailleurs et des costumes aux jeunes cadres", explique Francis Srun, consultant franco-chinois. L’industriel chinois espérait aussi fournir en tissu Sandro et Maje. Car pour se financer auprès des municipalités, Shandong Ruyi multipliait les projets en promettant usines et emplois. Jusqu’à ce que la mécanique s’enraye avec la hausse du coût du travail et la pandémie de coronavirus.

Des investissements de 260 millions d'euros pour une faillite en deux ans

L’été dernier, un autre champion de la mode, Kidiliz, s’est retrouvé au tapis deux ans . L’ex-groupe Zannier avec ses marques Z, Absorba et Catimini avait tout pour séduire Zhejiang Semir Garment, et ses 8.000 magasins en Chine alors que les fonds de private equity se méfiaient de cette mariée trop bien habillée. "L’objectif était une premiumisation de leur offre grâce au savoir-faire français, indique Cyril Benoit, président de B&A Investment Bankers qui a organisé la vente. Et de sortir de Chine avec des marques internationales." Mais le choc culturel est rude. Le fondateur envoie sur place s[...]

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