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Mir leader sans gagner ? "Moins de pression" selon Zarco

Léna Buffa
·3 min de lecture

Dans trois semaines, et peut-être même moins, on connaîtra le nom du successeur de au palmarès MotoGP. Mathématiquement, ils sont encore 14 à pouvoir prétendre à la couronne alors que touche à sa fin une saison particulièrement ouverte, mais de manière plus réaliste six pilotes devraient concentrer toute l'attention lorsque débutera le Grand Prix d'Europe la semaine prochaine.

Récent vainqueur en Aragón et auteur de trois podiums en quatre courses, Álex Rins, sixième, entretient ses chances en étant celui qui a marqué le plus de points depuis qu'il a obtenu son premier top 3, à Barcelone. Il affiche toutefois 32 unités de retard sur le leader, et quatre sur un Andrea Dovizioso qui s'estime déjà hors-jeu compte tenu de son manque de performance. Devant eux, Franco Morbidelli, galvanisé par sa deuxième victoire, veut croire en sa capacité de combler ses 25 points de déficit s'il parvient à conserver le niveau affiché au Grand Prix de Teruel, alors qu'il n'est qu'à six longueurs de Maverick Viñales et 11 de .

Le Français du team Petronas est le mieux placé pour contester la couronne à , bien qu'il affiche aujourd'hui son plus gros retard de la saison. Leader à l'ouverture de la saison, avec sa double victoire de Jerez, il a cédé les rênes une première fois à Misano à Dovizioso, sans jamais pointer alors à plus de six points de la première place. Remonté au classement grâce à son succès de Barcelone, il a marqué le pas en Aragón et a été cette fois délogé des commandes par Mir, qui aujourd'hui le devance de 14 points.

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Pour , observateur attentif de cette lutte, les deux premiers du classement actuel se trouvent dans une situation différente, de par le scénario de leur saison respective, l'un s'étant affirmé comme le favori dès le premier Grand Prix avec un succès retentissant, l'autre ayant gravi les échelons plus discrètement et misé sur sa régularité. Et le Français estime que le pilote Suzuki, bien que n'ayant pas encore réussi à s'imposer en course, pourrait n'en être que plus libéré.

"Mir est dans une très bonne position, parce qu'il a été chasseur et il est passé premier mais sans avoir encore gagné, donc il aura moins cette pression de leader", estime Johann Zarco. "La pression de leader qu'a eue et qu'a Fabio, c'est qu'il a pris la tête du championnat en gagnant et en étant vraiment le patron. Or, c'est dur ensuite de rester un vrai patron. Alors que Mir [est leader] contre toute attente, donc c'est presque plus facile à vivre."

Le double Champion du monde Moto2 continue toutefois de croire dans les chances de son compatriote, qui arrivera à Valence avec, à n'en pas douter, la volonté féroce d'oublier les mauvais souvenirs d'une double manche compliquée à Alcañiz.

"Comme il est jeune, Fabio peut très bien avoir ce 'switch' mental de pure rage, comme il l'a fait à Barcelone. Márquez l'avait taquiné en disant qu'il s'attendait à ce qu'il soit plus fort, car finalement il n'avait pas été si fort que ça à Misano, il avait été décevant. Je ne vais pas dire qu'il ne s'est motivé qu'avec ça, mais il doit y avoir dans l'inconscient quelque chose qui l'a touché et il a été très fort à Barcelone", observe Johann Zarco.

"En Aragón, on savait qu'il pouvait avoir des difficultés", poursuit-il. "À Valence, surtout qu'il y a deux courses, je pense qu'il peut très bien reprendre cette aisance et jouer la gagne, et là vraiment jouer avec Mir. Il a subi ce week-end [au Grand Prix de Teruel], mais je ne le vois pas subir davantage à Valence."