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Les ministres maltraitent les chiffres du Covid

·2 min de lecture

Le gouvernement a parfois tendance à tordre les statistiques de l'épidémie.

Les ministres maltraitent les chiffres du Covid

Voilà une scène qui fait les délices des réseaux sociaux.

Des graphiques truffés d'erreurs se sont glissés dans l'une des conférences de presse du Premier ministre Jean Castex fin février. La courbe de l'épidémie est anormalement décalée vers le bas, conduisant à « oublier » un tiers des cas détectés. Un autre tableau, dont l'origine n'est pas indiquée, fait de la France la championne de la vaccination des plus de 75 ans, en s'appuyant sur des extrapolations pour le moins contestables pour l'Italie et l'Allemagne. Un raté caricatural, qui illustre la propension de nos gouvernants à s'emmêler dans les statistiques du Covid, voire à les tordre pour les besoins de la cause.

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, est un spécialiste du genre. Le 21 mars, il se félicitait d'une faible circulation du virus dans les écoles, évoquant un « taux d'incidence » de 0,35 %, « c'est-à-dire le nombre de personnes positives sur le nombre de personnes testées » . Or, il confond le « taux de positivité » avec le « taux d'incidence », qui mesure le nombre de cas sur une semaine pour quelque 100 000 habitants. Concernant le 0,35 %, il s'agit même du « taux de prévalence », soit le nombre de cas positifs parmi une population testée de façon aléatoire. En l'occurrence des tests salivaires dans les écoles, ce qui exclut les élèves symptomatiques ou cas contacts, isolés chez eux. Le ministre juge ce chiffre « raisonnable » car il serait de 1 à 2 % en population générale. Sauf qu'à la différence de la Grande-Bretagne, l'Etat français ne réalise pas d'enquête de prévalence au niveau national ou régional.

Autre grand classique au sein de l'exécutif : constater une diminution de l'incidence peu après la mise en place d'une mesure de restriction afin d'en justifier la pertinence. C'est ce qu'a fait le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, le 10 mars, pour défendre le prolongement du confinement le week-end dans les Alpes-[...]

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