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Des millions d'utilisateurs auraient été espionnés par l'application de messagerie ToTok

Un État a-t-il réellement espionné des millions de personnes dans le monde grâce à une application de messagerie mobile ? La question se pose alors que ToTok, développée par une société des Emirats arabes unis et devenue récemment populaire au Moyen Orient et ailleurs. L'outil a été supprimé des magasins d'applications de Google et d'Apple après l'apparition de soupçons d'espionnage des utilisateurs. Le New York Times a en effet publié une enquête accusant les services de renseignement émiratis d'avoir un accès direct aux messages et conversation vidéo échangées sur ToTok, ainsi qu'aux données de géolocalisation, à la liste de contacts, aux caméras, micros et calendrier du téléphone.

Le journal américain s'appuie sur des sources du renseignement américain et des experts en cybersécurité. Apple et Google ont confirmé avoir supprimé l'application, dont le nom ressemble fortement à l'application chinoise beaucoup plus populaire TikTok, lancée en 2017. Apple a indiqué que ToTok ne serait plus téléchargeable pendant que la firme étudiait la situation. Les personnes ayant déjà installé ToTok sur leurs smartphones peuvent continuer à l'utiliser.

Le "génie" de ToTok

L'application, lancée cette année, est développée par "Breej Holding", qui serait en réalité une société de façade de DarkMatter, une firme de cyber-renseignement et de piratage liée au gouvernement émirati, selon le Times. Un rapport du renseignement américain cité par le Times lierait aussi ToTok à Pax AI, une société d'intelligence artificielle dont le siège est dans le même immeuble que l'agence d'écoute des Emirats arabes unis, à Abou Dhabi.

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Dans un message publié lundi sur son site internet pour répondre à des "rumeurs", ToTok ne dément aucune de ces accusations, et parle essentiellement de son succès récent. La société y affirme respecter "les obligations légales locales et internationales" dans le domaine

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