Marchés français ouverture 4 h 44 min
  • Dow Jones

    33 947,10
    -482,78 (-1,40 %)
     
  • Nasdaq

    11 239,94
    -221,56 (-1,93 %)
     
  • Nikkei 225

    27 902,11
    +81,71 (+0,29 %)
     
  • EUR/USD

    1,0508
    +0,0010 (+0,09 %)
     
  • HANG SENG

    19 321,97
    -196,32 (-1,01 %)
     
  • BTC-EUR

    16 224,06
    -326,95 (-1,98 %)
     
  • CMC Crypto 200

    402,96
    -8,26 (-2,01 %)
     
  • S&P 500

    3 998,84
    -72,86 (-1,79 %)
     

Des millions de bouteilles de vin bas de gamme vendues comme du grand Bordeaux

Des millions de bouteilles de vin bas de gamme auraient été vendues comme du Bordeaux - Getty Images/iStockphoto (Getty Images/iStockphoto)

Le procès de cinq transporteurs et négociants en vin s’est ouvert ce jeudi 27 octobre 2022 devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, en Gironde. Ils sont accusés d’avoir fait passer du vin espagnol bas de gamme pour de grands crus bordelais.

C’est une arnaque de haut vol dont sont soupçonnées cinq personnes originaires de Gironde et de Charente. Négociantes en vin et transporteurs, elles sont jugées à partir de ce jeudi 27 octobre 2022 pour avoir vendu l’équivalent de millions de bouteilles de vin présentés comme des crus du Bordelais alors qu’il s’agissait de produits espagnols de piètre qualité, rapporte le site de France Bleu.

Les supposés escrocs ne se sont pas contentés de changer la nationalité et l’origine des vins qu’ils vendaient. Ils auraient en effet poussé le vice jusqu’à commercialiser certains vins bas de gamme sous des étiquettes de vins très prestigieuses. D’après les sources de nos confrères, de faux Saint-Émilion et de faux Pomerol auraient ainsi été vendus à leurs victimes. Au total, 35 000 litres de vin auraient ainsi été écoulés, soit l’équivalent de 4,6 millions de bouteilles.

Un système bien rôdé

Pour réussir une telle escroquerie, les accusés auraient mis en place un système à trois bandes. Pour la première étape, un négociant girondin de renom aurait commandé le vin en Espagne : des citernes entières. Celles-ci, transportées par une entreprise charentaise, auraient ensuite été livrées jusque dans le Bordelais. Enfin, une troisième entreprise falsifiait les papiers pour que le vin devienne français. Les faux étiquetages de grands crus se seraient quant à eux déroulés via un réseau parallèle.

La douane, très impliquée dans l’enquête aux côtés de la police, a réclamé des pénalités se chiffrant à quatre millions d’euros, l’équivalent du montant de la marchandise contrefaite. Aucun des accusés ou de leurs conseils n’ont souhaité s’exprimer. A l’exception de l’avocate du transporteur qui n’a pas mâché ses mots : “Mon client est plus que le gros pigeon puisqu'il a vendu du vin espagnol et c'est la personne à qui il l'a vendu qui a transformé ce vin espagnol en vin français. Si vous rentrez dans une quincaillerie et que vous achetez un marteau pour aller défoncer la tête de quelqu'un, le quincailler qui vous vend le marteau, il ne sait pas ce que vous allez en faire !" Un sens de la formule qui sera bien utile à ses clients devant le tribunal.

Ce contenu peut également vous intéresser