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Militaires français morts en Irak : qu’est-ce que l’opération Chammal menée par la France ?

Un membre des forces de sécurité irakiennes à Mossoul, en Irak, lors de la visite d’Emmanuel Macron en août 2021.
Un membre des forces de sécurité irakiennes à Mossoul, en Irak, lors de la visite d’Emmanuel Macron en août 2021.

ARMÉE - En dix jours, trois soldats français sont morts en Irak. Après le sergent Baptiste Gauchot le 18 août et l’adjudant Nicolas Latourte le 20 août, l’Élysée a annoncé le décès du sergent Nicolas Mazier ce mardi 29 août. De quoi rappeler au grand public que l’armée française est toujours engagée dans la région. Mais pour quoi faire ?

Comme l’a indiqué le chef d’état-major des armées dans un communiqué, « le sergent Nicolas Mazier du commando parachutiste de l’air n°10 est mort en opération lors d’une mission d’appui à la lutte anti-terroriste dans le cadre de l’opération Chammal ». Il était déployé depuis le 19 juillet 2023.

Cette « opération Chammal » est peu connue, et pourtant. Lancée le 19 septembre 2014, c’est le nom l’intervention française dans le cadre de « Inherent Resolve », la coalition internationale de lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie qui regroupe 80 pays et cinq organisations internationales. La France est implantée à Bagdad, la capitale, ainsi qu’à Erbil, dans le nord du pays.

La lutte contre Daech continue

« Depuis décembre 2017 en Irak et mars 2019 en Syrie, Daech n’a plus d’emprise territoriale », souligne le ministère des Armées sur son site. Mais, ajoute-t-il, « cette victoire militaire ne doit pas faire oublier que la menace demeure et que la lutte contre les groupes terroristes se poursuit ». Pour cette raison, environ 600 militaires français sont encore sur place.

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Depuis le 1er janvier 2022, les forces de la coalition internationale ne conduisent plus d’opérations militaires au sol. La mission de la coalition se concentre à présent sur deux piliers : « appuyer les forces de la coalition contre Daech (frappes aériennes, renseignement) » et « conseiller les forces armées irakiennes ».

L’opération Chammal en infographie
L’opération Chammal en infographie

Côté français, le premier s’accompagne du déploiement de dix rafales sur des bases aériennes au Levant et aux Émirats arabes unis pour aider les troupes au sol. « Ils mènent des missions de renseignement, de reconnaissance et ponctuellement de frappes », précise le ministère. L’appui est aussi maritime, avec une frégate présente en Méditerranée orientale (entre la Sicile et la côte syrienne) ou dans le golfe Arabo-Persique.

Appui militaire et conseil

Le second volet de conseil permet aux forces de sécurité irakiennes (FSI) de « monter en puissance » et d’affirmer leur « souveraineté », souligne le ministère des Armées. Concrètement il s’agit de les former : « Les FSI développent ainsi leur autonomie dans les domaines de la planification des opérations, du soutien, de l’emploi de l’armée aérienne ou encore de l’artillerie. »

Si ces missions semblent majoritairement de second plan, la mort de Nicolas Mazier montre que le terrain n’est toujours pas sans risque. Le sergent a été tué lors d’une « opération de reconnaissance en appui des forces irakiennes à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad » « un groupe de terroristes (était) retranché », selon le communiqué de l’état-major des armées. Le soldat a été mortellement touché lors d’un échange de tirs, quatre autres ont été blessés.

À l’inverse, l’adjudant Nicolas Latourte et le sergent Baptiste Gauchot sont décédés accidentellement. Le premier, qui formait l’armée irakienne à la lutte contre les engins explosifs, a été tué « en marge d’un exercice d’entraînement au combat en zone urbaine », avait indiqué l’état-major. Le second est mort dans un accident de la circulation.

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