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Midterms: pourquoi la France aime les Etats-Unis, autant qu'elle les déteste

Yuri Gripas

EDITO - Les Etats-Unis - qui renouvellent la Chambre des représentants et un tiers du Sénat lors des midterms de ce mardi 8 novembre - attirent autant qu'ils repoussent. Tels des parents envahissants qu'on aimerait trop pour ne pas aimer les détester. Trop puissants, trop sûrs d'eux, trop modernes. Et nous trop fiers, trop inquiets, trop nostalgiques.

Vus de France, les Etats-Unis forment une espèce de paradoxe: ils attirent et repoussent, fascinent et agacent. Parce que cet immense pays est plein de contrastes, de contradictions? Sans doute. Mais aussi parce que nous sommes, à son égard, pleins d’ambivalence. Les Américains, comme on dit, et c’est bien révélateur (quand on ne précise pas, c’est qu’il s’agit de ceux qui vivent entre la frontière nord du Mexique et la frontière sud du Canada), font partie de notre famille, qui est l’Occident, mais comme des parents quelque peu envahissants: on les aime trop pour ne pas aimer aussi les détester.

C’est qu’ils sont trop puissants, et nous trop peu. Trop sûrs d'eux, et nous trop fiers, trop inquiets. Trop modernes, et nous trop nostalgiques. Trop naïfs, comme les grands enfants pour lesquels on les prend parfois, et nous trop vieux, trop désabusés, trop fatigués. Puis ils nous ont sauvés deux fois, en 1917 et en 1944: comment ne pas leur en vouloir un peu d’une dette, malgré La Fayette, aussi asymétrique et disproportionnée? Enfin nous savons bien que notre indépendance, depuis trois quarts de siècles, doit plus à l'Otan, qu'ils dominent et financent, qu’à nos propres forces militaires, fussent-elles nucléaires et les premières en Europe.

On serait jaloux à moins, suspicieux à moins. De là cet antiaméricanisme qui fait partie - avec l’autodénigrement, qui en contrebalance les effets - de nos traditions nationales. Combien de nos compatriotes semblent croire qu’il suffit de mépriser le Coca-Cola pour s'y connaître en bons vins, et de mépriser Euro Disney pour témoigner de sa propre culture? Rappelons-leur qu’on trouve aux Etats-Unis, outre d’excellents vins, beaucoup des plus beaux musées du monde, des plus brillants orchestres, des plus prestigieuses et créatives universités. Qu’ils ont inventé le blues, le jazz, le rock, et bouleversé par là ce qu’il y a de plus vivant dans la musique contemporaine. Que le cinéma leur doit un nombre sans égal de chefs d’oeuvre. Et qu[...]

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