La bourse est fermée

Microworking, la petite tendance qui monte

Après le télétravail, le flex office et le coworking, le microworking fait son entrée dans la famille «mobilité et nomadisme». Ne nous réjouissons pas trop vite : il ne s’agit pas là de travailler à microdoses et de disposer de plus de temps libre. Cela ne désigne pas non plus, même si le terme est parfois utilisé en ce sens, la pratique qui consiste à «sur-ubériser» des travailleurs en les employant pour des microtâches microrémunérées. Non. Le microworking permet aux actifs de rentabiliser leur temps en utilisant des lieux non prévus à cet e et pour de courtes séances de travail. Effet de mode ou mode de vie ? Focus sur cette pratique professionnelle aussi balbutiante que prometteuse.

Que ce soit agréable, pratique ou non, nous avons quasiment tous un jour utilisé un café ou un hôtel pour bosser l’espace de quelques minutes ou de quelques heures. Rien d’étonnant à l’heure où le travail mobile bouscule les dogmes de l’entreprise. Le constat est le même sur notre lieu de travail : squatter momentanément le hall d’entrée de la société, le bureau d’un collègue ou la cafétéria est monnaie courante.

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Nombre de collaborateurs en quête de calme ou, au contraire, d’une ambiance plus énergisante s’accordent de courtes séances de travail non loin de leur bureau. Un nomadisme «intrabâtimentaire » qui n’a rien de nouveau. Nous sommes déjà des adeptes du microworking, mais à des degrés divers et bien souvent de manière «sauvage» et désorganisée.

Bien qu’embryonnaire, le marché du microworking émerge peu à peu dans l’Hexagone avec des offres et des produits contribuant à une expérience agréable, fonctionnelle et productive. La SNCF a ainsi lancé en 2016 Work and Station, des espaces gratuits de 10 à 50 mètres carrés accessibles à tous les voyageurs et équipés de bureaux, prises, WiFi et tablettes. Il en existe aujourd’hui dans plus de 70 gares.

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