Mi-séance Paris : le CAC40 reste sur les 3.750 points

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
BELI.PA29,500,40
FNCTF15,260,04
ETL.PA24,720,20
003550.KS60 500,000,00

LA TENDANCE

La bourse de Paris commence la semaine en légère hausse, le CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) retrouvant les 3.750 points en fin de matinée (+0,25%). La journée sera spéciale puisque Wall Street est fermé ce lundi pour la journée de Martin Luther King Jr. Il n'y aura par conséquent pas de publications de statistiques outre-Atlantique, en attendant l'indice national d'activité de la Fed de Chicago, les ventes américaines de logements existants ou l'indice manufacturier de la Fed de Richmond mardi. A la veille du week-end et juste avant l'investiture de Barack Obama pour son deuxième mandat, les élus républicains au Congrès ont accepté de faire un geste (limité) sur le plafond de la dette (16.400 Milliards de Dollars). Celui-ci va être relevé, comme le souhaite le président américain, mais seulement pour une durée de trois mois ! En effet, pour pérenniser une hausse de ce plafond, les Républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants, veulent que les Démocrates, majoritaires au Sénat, votent de fortes coupes budgétaires. En Europe, c'est aujourd'hui que se tient la première réunion de l'année 2013 de l'Eurogroupe, au cours de laquelle les ministres des Finances de la Zone Euro entreront dans des discussions sur les modalités de la recapitalisation directe des banques par le MES. De plus, la réunion sera marquée par le départ du Président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

VALEURS EN HAUSSE

* Après avoir consolidé vendredi, le titre Carrefour (Paris: FR0000120172 - actualité) repart de l'avant sur un gain de 2,1% à 20,65 Euros. Le (Paris: FR0000072399 - actualité) crédit Suisse, qui était déjà optimiste sur le dossier, avec une recommandation à "surperformance", a décidé de le faire entrer dans sa liste de valeurs préférées. Cela coïncide avec une révision en hausse de l'objectif de cours de 20 à 25 euros, qui matérialise une prime sur le secteur, justifiée, selon le courtier, par le potentiel de redressement du distributeur.

* France Telecom (Other OTC: FNCTF - actualité) revient à 9 Euros (+1%). France Telecom (acheter, objectif 11,50 Euros), SES (acheter, objectif 25,50 Euros) et Eutelsat (Paris: FR0010221234 - actualité) ("acheter", objectif 30 Euros) font partie des valeurs des télécommunications préférées de Jefferies en Europe, alors que Bouygues ("sousperformance", objectif 16 Euros) est dans la liste de ses quatre dossiers à éviter. Le courtier espère que la performance médiocre du secteur va toucher à sa fin avec la stabilisation de ses résultats au second semestre 2012.

* Areva gagne 2% à 14,70 Euros, le groupe a signé auprès de 19 banques, une ligne de crédit syndiqué de 1,25 milliard d'euros, d'une durée de 5 ans. Elle remplace le précédent crédit syndiqué non-tiré venant à échéance en 2014. Cette nouvelle facilité complète le dispositif de financement du groupe, renforçant ainsi sa structure financière. Elle permet également d'allonger la maturité moyenne des ressources disponibles du groupe, "conformément à sa politique de gestion prudente de la liquidité".

Air France KLM débute la semaine pied au plancher, en hausse de 5% à 8,5 Euros. Le titre du transporteur aérien est soutenu, non pas par les intempéries qui obligent la compagnie à annuler une bonne partie de son programme de vols depuis deux jours, mais par une note du Crédit Suisse. La banque helvète a relevé de "sous-performance" à "neutre" sa recommandation sur la valeur. L'objectif de cours est également fortement rehaussé de 3,55 à 8,75 Euros.

* Technicolor (Paris: FR0010918292 - actualité) s'offre un gain de 10% à 2,3 Euros. En fin de semaine dernière, le site américain Cnet (NasdaqGM: CNET - actualité) a publié un article élogieux sur le service M-Go du groupe, une application gratuite qui permet d'accéder à des contenus de divertissement via une seule plateforme aux Etats-Unis. Celle-ci est par exemple disponible dès le mois en cours sur les télévisions Samsung et Vizio, et le sera sur LG (KSE: 003550.KS - actualité) en avril. C'est déjà le cas sur les tablettes Samsung et les principaux navigateurs web. Cnet souligne que l'offre est un nouveau concurrent pour Amazon et Vudu, sans pour autant être restrictive puisque si M-Go ne trouve pas le contenu recherché par le consommateur, il invite à aller voir sur les plateformes concurrentes. La technologie qui se cache derrière le service est la même que celle de Lovefilm au Royaume-Uni, également développée par Technicolor.

VALEURS EN BAISSE

* LVMH cède 1,5% à 139,3 Euros. Le secteur du luxe est affecté par la publication décevante de Richemont ce matin. Richemont, qui détient notamment le joaillier Cartier, a émis des prévisions prudentes après avoir annoncé des ventes en hausse de 5% au titre de son troisième trimestre, contre une hausse de 7,6% anticipée par le consensus.

* PPR (Milan: PP.MI - actualité) recule aussi de 1,7% à 153 Euros.

* EADS (Paris: NL0000235190 - actualité) perd 1,2% à 34,2 Euros. Thales Alenia Space et Astrium (filiale d'EADS) ont obtenu le contrat de livraison en orbite du satellite BADR-7 d'Arabsat, que le consortium a d'ores et déjà commencé à construire. La filiale d'EADS fournira sa plateforme Eurostar E3000 et se chargera de l'intégration, tandis que celle de Thales (Paris: FR0000121329 - actualité) concevra et apportera la charge utile. Il s'agira du premier satellite de la sixième génération Arabsat, et sera co-localisé avec sur 26 degrés Est (Other OTC: ECPCY - actualité) , la position phare pour la vidéo.

* Atari perd 3% à 0,87 Euro. Les filiales américaines du groupe, Atari Inc, Atari Interactive, Humongous et California US Holdings ont déposé un dossier de faillite (dit "Chapter 11") aux Etats-Unis, afin de séparer ces activités de la maison-mère française Atari SA. Les entités américaines entendent ainsi se débarrasser de la structure financière "encombrante" du holding et relancer la marque en mobilisant des fonds. Sous 3 à 4 mois, les filiales américaines concernées vont vendre tous ou quasiment tous leurs actifs sous la procédure "sale free and clear". Le communiqué d'Atari Inc est très succinct sur les conséquences de cette décision pour Atari SA. Aucun des éléments juridiques n'est abordé, pas plus qu'une justification des droits des filiales américaines sur les marques détenues par la société.