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Meta (ex-Facebook), Amazon, Twitter...: la fête est finie chez la tech américaine

PA Photos/Abaca

Longtemps épargnés, les géants de la Silicon Valley semblent touchés par le refroidissement de l'activité mondiale. Des milliers d'employés sont licenciés. Et leur modèle d'hypercroissance, éreinté.

C'est une saignée aussi inhabituelle que massive: pour la première fois de leur histoire, Meta (Facebook Instagram, WhatsApp) a licencié 11.000 salariés, Amazon plus de 10.000, Twitter plus de 3.000… Un vrai jeu de massacre en période d'Halloween. Et le mouvement ne semble pas près de s'arrêter. La semaine dernière, à peine avait-il mis la main sur le petit oiseau qu'Elon Musk faisait signer une charte de performance à ses équipes, soumises à une brutale reprise en main. Ceux qui n'étaient pas d'accord ont été priés de partir. Même les fintechs, pourtant soutenues à bout de bras par les investisseurs, sont emportées, comme Stripe, où 1.000 salariés ont été mis à la porte en septembre. Plus mesuré, Apple s'est pour l'instant contenté de geler les nouvelles embauches. Mais jusqu'à quand?

Rock stars des années 1980

Longtemps insensible aux désordres mondiaux, la Silicon Valley semble pour une fois touchée par le refroidissement de l'économie mondiale. "Nous affrontons un environnement macroéconomique instable, une concurrence accrue, des problèmes de ciblage publicitaire et des coûts en hausse pour nos investissements de long terme", a concédé le patron-fondateur de Meta (Facebook), Mark Zuckerberg, en octobre. Dans une situation particulièrement tendue, les réseaux sociaux ont vu leurs revenus publicitaires reculer au dernier trimestre, entraînant les valeurs du Nasdaq avec eux. "Ces dernières années, les sociétés de la tech ont recruté et dépensé de l'argent comme si elles étaient des rock stars des années 1980, explique Daniel Ives, du cabinet Wedbush. Elles anticipaient une forte croissance dans un environnement de taux d'intérêt bas où l'argent n'était pas cher."

Lire aussiComment les immigrés continuent à faire le succès de la Silicon Valley

Mais la guerre en Ukraine et l'inflation galopante depuis le début 2022 ont sifflé la fin de partie. Et après avoir recruté à tour de bras, ses géants prônent dorénavant une sobriété en rupture avec leurs frasques habituelles[...]

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