La bourse ferme dans 1 h 14 min
  • CAC 40

    6 210,50
    +26,40 (+0,43 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 980,10
    +13,11 (+0,33 %)
     
  • Dow Jones

    33 851,69
    +174,42 (+0,52 %)
     
  • EUR/USD

    1,1960
    +0,0006 (+0,05 %)
     
  • Gold future

    1 735,80
    -11,80 (-0,68 %)
     
  • BTC-EUR

    52 547,57
    -418,92 (-0,79 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 354,35
    -21,43 (-1,56 %)
     
  • Pétrole WTI

    61,58
    +1,40 (+2,33 %)
     
  • DAX

    15 234,27
    -0,09 (-0,00 %)
     
  • FTSE 100

    6 924,85
    +34,36 (+0,50 %)
     
  • Nasdaq

    14 019,25
    +23,15 (+0,17 %)
     
  • S&P 500

    4 148,14
    +6,55 (+0,16 %)
     
  • Nikkei 225

    29 620,99
    +82,29 (+0,28 %)
     
  • HANG SENG

    28 900,83
    +403,58 (+1,42 %)
     
  • GBP/USD

    1,3780
    +0,0028 (+0,20 %)
     

Mediator: une victoire en demi-teinte pour les victimes

·2 min de lecture

Si les laboratoires Servier ont bien été reconnus coupables de "tromperie aggravée" et d’"homicides et blessures involontaires", les amendes prononcées par le tribunal correctionnel de Paris sont jugées "faibles" par plusieurs avocats et protagonistes de cette affaire qui a éclaté en 2010.

Onze ans après la révélation de l’affaire par la pneumologue Irène Frachon et dix-huit mois après le "procès de la décennie" qui se sera étalé sur huit mois avec 6.500 parties civiles, les laboratoires Servier ont échappé au jugement au "canon" qu'ils redoutaient. Dans l’affaire du Mediator, du nom de ce médicament antidiabétique prescrit comme coupe-faim, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le 29 mars le géant pharmaceutique. Condamné à payer une amende de 2,7 millions d’euros - , Servier, dont l’ex numéro 2 Jean-Philippe Seta s’est vu infliger une peine de quatre ans de prison, a toutefois été relaxé du délit d’ "escroquerie". De son côté, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps) a écopé de 303.000 euros d'amende, le tribunal la jugeant coupable d'"homicides et blessures involontaires" par négligence.

Très attendue, la lecture de l'ordonnance de jugement du tribunal correctionnel de Paris, qui précise que Servier a "fragilisé la confiance dans le système de santé", a suscité des réactions vives chez les protagonistes de l'affaire. "La décision de ne pas retenir le délit d'escroquerie est une énorme surprise, déplore Hélène Lecat, l'avocate de six mutuelles du Groupe VYV, parmi lesquelles figurent la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN) ou encore Harmonie mutuelle. C'est tout bénéf pour les laboratoires Servier et une grosse claque pour les victimes. Nous pouvons nous interroger : quel signal sociétal ce jugement envoie-t-il ?" Ce point était central puisque les caisses d’assurance-maladie qui ont pris en charge le remboursement du Mediator au taux maximal de 65 % et qui s’estimaient victimes d’"escroquerie" .

"Le Mediator reste une opération rentable pour Servier"

Les avocats des victimes se sont également montrés circonspects même s'ils saluent de concert "une décision historique". "Le jugement est positif dans la mesure où la culpabilité de Servier est reconnue pour les griefs de 'tromperie aggravée' et d’'homicides e[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi