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Max Schrems, le trentenaire héroïque qui fait plier Facebook

·2 min de lecture

Bête noire de Facebook et des géants du Net, ce juriste autrichien aux nerfs d'acier se bat pour faire respecter le droit à la vie privée numérique. Deux arrêts portent déjà son nom.

Baskets, jeans, sweat à capuche : Maximilian Schrems a la dégaine cool d'un trentenaire ordinaire. Un petit air de Tintin aussi, avec ses billes bleues, son menton à fossettes et ses cheveux blonds coupés très court. Il parle un anglais parfait avec un débit de mitraillette, s'interrompt pour éclater de rire. Relax, il est surtout tenace, Max. Son combat contre Facebook, engagé dix ans plus tôt alors qu'il était encore étudiant, a bouleversé le droit européen. En juillet 2020, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) lui a donné raison pour la deuxième fois : l'accord Privacy Shield, qui organisait les transferts de données entre l'Europe et les Etats-Unis n'est pas valide, tranche la plus haute juridiction européenne. Comme en 2015, l'arrêt porte son nom : Schrems II.

Un moteur émotionnel

Devenue une star du droit européen, il a plongé dans un casse-tête juridique les grands groupes américains et toutes les directions juridiques du Vieux Continent. Il est efficace, Max. Trois ans après sa création, son ONG Noyb (None of your business) rassemble quinze experts en droit et en informatique, à la pointe de la défense de la vie privée numérique. Sa dernière victoire en date ? Le 26 janvier, il a obtenu la condamnation de l'application Grindr, qui avait partagé sans autorisation les données de ses utilisateurs. Le site de rencontres gay a été puni par une amende de 9,6 millions d'euros.

Qu'est-ce qui a donc pu pousser un tout jeune homme à s'attaquer en justice à un mastodonte américain et à éplucher le Règlement général sur la protection des données (RGPD), l'une des réglementations les plus complexes au monde ? « Je pourrais expliquer rationnellement, philosophiquement pourquoi je m'intéresse à la vie privée. Mais c'est d'abord un moteur émotionnel. Probablement mon côté Robin des Bois, réfléchit-il. A un moment, j'ai ressenti une terrible injustice qui m'a donné envie de… botter le derrière de Facebook. »

Le choc Snowden

Ce moment-là remonte à un séjour aux Eta[...]

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