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Matériaux de construction: le suisse Holcim enterre le français Lafarge

Arnd Wiegmann

Avec le retrait du groupe de la Bourse de Paris prévu ce vendredi 30 décembre, le mythe de la "fusion entre égaux" des deux cimentiers s’effondre. Le symbole d’un virage stratégique.

C’est le coup de grâce. Le cimentier suisse Holcim, qui avait conclu en 2015 une "fusion entre égaux" avec son rival français Lafarge, quittera la Bourse de Paris le 30 décembre. Officiellement, ce retrait a été décidé pour des raisons techniques, "les volumes d’échanges s’étant taris sur la place parisienne au fil des ans", justifie le groupe, dans un communiqué. Le titre restera donc uniquement coté à Zurich. Mais, symboliquement, la fin de cette histoire boursière enterre avec elle les promesses d’un mariage négocié par Bruno Lafont, alors PDG de Lafarge, et Rolf Soiron, président du conseil d’administration de Holcim.

L’an dernier déjà, le groupe, qui avait initialement conservé les noms des deux entreprises pour devenir LafargeHolcim, s’est renommé Holcim. En 2018, le siège social parisien a été transféré en Suisse. "Le partage équilibré des pouvoirs qui avait été vendu au départ a rapidement viré au rapport de force en faveur des Suisses", résume un analyste du secteur. A l’époque, au coude-à-coude avec Holcim, Lafarge était pourtant le leader mondial du ciment avec 63.000 salariés et 1.600 sites dans 61 pays. "Le groupe était affaibli car il s’était lourdement endetté pour financer sa croissance internationale, notamment avec le rachat de l’égyptien Orascom en 2008", nuance cet analyste.

L'affaire syrienne

Puis un an après la fusion, l’affaire syrienne éclate. Lafarge est accusé d’avoir financé l’organisation terroriste Daech en 2013 et 2014 pour maintenir l’activité d’une cimenterie au nord-est d’Alep. Le cimentier français a depuis été mis en examen en France pour "complicité de crimes contre l’humanité", tandis qu’aux Etats-Unis, il a accepté en octobre de payer une amende de 778 millions de dollars afin d’éviter un procès. Ce scandale a permis au camp suisse de renforcer sa mainmise sur le géant fusionné, dont les dirigeants issus des rangs de Lafarge ont été peu à peu évincés. Et c’est une figure du monde helvétique des affaires qui, en 2017, a été nommé[...]

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